Les pêcheries de l’Union européenne continuent d’améliorer leur durabilité, selon la communication sur les principes en vue des quotas 2026, adoptée vendredi 6 juin par la Commission européenne.
Bien que la situation en mer Baltique reste préoccupante et que les stocks d’importance commerciale y demeurent dans un état critique, « la situation en Méditerranée et en mer Noire a montré une amélioration significative », admet la Commission.
Le commissaire européen à la Pêche, Costas Kadis, a salué le fait que « moins de stocks halieutiques sont surexploités dans l’UE ». « Cependant, plusieurs défis subsistent, et le changement climatique exerce une pression supplémentaire sur les écosystèmes », a-t-il ajouté. Cette communication sera débattue lors du Conseil 'Agriculture-Pêche' des 23 et 24 juin.
En décembre 2023, la Commission a lancé une étude sur l’obligation de débarquement (fin des rejets en mer). Celle-ci comprend une évaluation des données disponibles selon les critères de la meilleure réglementation. L’étude sera publiée en juin 2025, selon la communication, et contribuera également à l’évaluation globale en cours du règlement sur la politique commune de la pêche (PCP).
Les stocks dans un état mitigé. La communication montre qu'en 2023, les écorégions de la mer Baltique, de la mer Celtique et de la mer du Nord ont poursuivi la tendance de réduction de la pression moyenne exercée par la pêche jusqu’à un niveau durable (passant respectivement de 29, 51 et 65% au-dessus de la cible de mortalité par pêche compatible avec le rendement maximal durable ou RMD, en 2003, à 54, 48 et 23% en dessous de cette cible en 2023). Toutefois, la pression moyenne exercée par la pêche a légèrement augmenté entre 2022 et 2023, relève la Commission.
Dans le golfe de Gascogne, les pêcheurs ont fait des efforts importants pour gérer les stocks de poissons de manière durable. Cependant, malgré ces efforts, « les possibilités de pêche ont dû être fortement réduites ces dernières années et restent à des niveaux bas ». La Méditerranée et la mer Noire abritent des pêcheries multi-espèces avec de nombreux stocks partagés avec des pays non membres de l’UE. Le taux de mortalité par pêche s’est rapproché d’un niveau durable pour certains stocks, sept d’entre eux ayant atteint le RMD en 2022. Toutefois, de nombreux stocks sont encore surexploités.
Lien vers la communication : https://aeur.eu/f/h7g (Lionel Changeur)