Dénonçant les tentatives d'intimidation et les menaces à leur encontre, plus de 1 500 membres du personnel d'institutions et d'entités de l'Union européenne ont élaboré, mi-avril, une liste d'actions que l'UE devrait entreprendre, en tant que lauréate du Prix Nobel de la Paix, pour respecter ses obligations au regard des traités européens et du droit (humanitaire) international dans ses relations avec Israël, qu'ils accusent de bénéficier d'un « traitement spécial » proche de l'immunité dans la guerre que ce pays mène, officiellement, contre l'organisation terroriste islamiste Hamas et dans sa politique de colonisation en Cisjordanie.
À défaut, estime le collectif 'EU staff for Peace', qui se revendique apolitique, les institutions de l'UE courent le risque d'être accusées de « complicité » vis-à-vis des crimes commis par Israël.
Dans leur mémorandum, les membres du personnel demandent : - la reconnaissance de l'État de Palestine ; - le déploiement d'une mission de l'UE pour protéger les civils dans tous les territoires palestiniens occupés ; - la suspension de l'accord d'association UE/Israël ; - l'interdiction des relations commerciales avec les colonies illégales en territoires occupés, y compris Jérusalem Est ; - un embargo sur les armes exportées vers Israël ; - la fin de la coopération bilatérale dans des programmes de l'UE sur la recherche ; - une analyse juridique des options permettant à l'UE de demander des comptes à Israël concernant les infrastructures détruites dans les territoires palestiniens occupés et financées par des fonds européens ; - la publication des noms des entreprises européennes contribuant à l'occupation israélienne ; - communiquer en interne sur les obligations de l'UE pour respecter le droit international.
Voir le memorandum d''EU staff for Peace' : https://aeur.eu/f/h7x (Mathieu Bion)