« Dans les zones en crise, l'éducation est plus qu'un simple apprentissage. C'est un espoir, une protection, et la voie vers un avenir meilleur. » Sur le réseau X, jeudi 5 juin, la commissaire européenne chargée de l’Égalité, de l’État de préparation et de la Gestion des crises, Hadja Lahbib, a réaffirmé la priorité que l’Union européenne accorde à l’éducation dans les contextes d’urgence humanitaire.
En effet, la commissaire s’est rendue à Genève à l’occasion de la table-ronde ministérielle des Nations Unies sur la sécurité dans les écoles, organisée dans le cadre de la Plateforme mondiale pour la réduction des risques de catastrophe, organisée du 2 au 6 juin.
Lors de son intervention, Hadja Lahbib a fait de l’éducation une réponse essentielle face aux multiples crises telles que les guerres, les catastrophes naturelles et les pandémies.
« J’ai vu de mes propres yeux le pouvoir de l’éducation », a-t-elle déclaré, en évoquant une école clandestine en Ukraine, des camps de réfugiés syriens en Jordanie ou encore la ville de Cox's Bazar, au Bangladesh, où se situent des camps de réfugiés Rohingyas.
« Dans ces lieux, l’éducation ravive l’espoir dans un océan d’obscurité », a-t-elle encore affirmé.
Ainsi, la Commission européenne prévoit d’investir en 2025 185 millions d’euros pour garantir l’accès à une éducation sûre aux enfants et adolescents touchés par des crises humanitaires.
Cette priorité budgétaire s'inscrit dans un effort de long terme, selon la commissaire, qui a rappelé qu’entre 2015 et 2024, l’UE a attribué près de 1,2 milliard d’euros à des programmes d’éducation dans des situations d’urgence, permettant à plus de 23 millions d’enfants dans 63 pays de poursuivre leur apprentissage.
Toutefois, l’action européenne ne se limiterait pas au financement.
La nouvelle stratégie de préparation de l’UE donne aux populations, et notamment aux jeunes, une place prépondérante dans les efforts de résilience.
« Nous intégrons également la préparation aux catastrophes dans les salles de classe, non seulement comme matière à étudier, mais aussi comme compétence pratique », a insisté Hadja Lahbib.
Par le biais de programmes comme Erasmus+ ou le Corps européen de solidarité, la Commission européenne souhaite ainsi promouvoir une véritable culture de la préparation auprès des jeunes Européens. (Nithya Paquiry)