Dans un discours prononcé lors de sa visite à Brasília, jeudi 6 février, dans le cadre des discussions de préparation de la COP30 avec le président désigné de la COP, André Corrêa do Lago, le secrétaire exécutif des Nations unies pour le changement climatique, Simon Stiell, a affirmé que le passage à l'énergie propre était désormais « imparable ».
« Lorsque 2 000 milliards de dollars sont investis dans les énergies et les infrastructures propres en une seule année, comme ce fut le cas l'année dernière, vous pouvez être sûrs que ce n'est pas par esprit de vertu. C'est deux fois plus que pour les combustibles fossiles », a-t-il insisté.
Ce discours s’inscrit également dans le contexte de l’anniversaire des 10 ans de l’Accord de Paris pour le climat, auquel les États-Unis ne souhaitent plus adhérer (EUROPE 13562/13).
« Un pays peut reculer, mais d'autres prennent déjà sa place pour saisir l'occasion et en récolter les fruits », a avancé M. Stiell.
Il a ensuite mis l’accent sur la mise en œuvre rapide des mesures de décarbonation, soulignant « le rôle crucial » des plans climatiques nationaux (contributions déterminées au niveau national ou CDN). Ceux-ci sont attendus pour septembre, afin de les inclure dans le rapport de synthèse des CDN, qui sera partagé lors de la COP30 à Belém en novembre.
L’Union européenne doit encore remettre son CDN, qui découlera de la proposition législative de la Commission européenne sur l’objectif climatique à l’horizon 2040 (EUROPE 13570/6). Cet objectif devra être inclus dans une révision de la loi européenne pour le climat attendue au deuxième trimestre de 2025 (EUROPE 13573/17). (Pauline Denys)