Plusieurs ministres de l’Agriculture des pays de l’UE ont demandé à la Commission européenne, lundi 18 novembre, de mettre en place une stratégie communautaire en matière de protéines végétales pour réduire la dépendance à l’égard des importations de pays tiers.
Dans une note (https://aeur.eu/f/eba ), le Danemark et l'Allemagne, soutenus par la République tchèque, l'Estonie, l'Irlande et le Luxembourg, réclament une stratégie européenne sur les protéines végétales (EUROPE 13525/10).
Cem Özdemir, le ministre allemand, a estimé qu'il fallait trouver de nouvelles sources de protéines et renforcer la rentabilité des protéines vertes. La Commission doit mettre en place une stratégie cohérente à l’échelle de l’UE, a ajouté l’Allemagne, qui a insisté notamment sur la hausse de la consommation de protéines (13504/16).
La Pologne a soutenu le besoin d’être indépendant vis-à-vis de fournisseurs de pays tiers. Le ministre polonais a évoqué notamment le soja. La Slovénie a soutenu l’utilité des paiements couplés pour développer ces cultures. La Belgique a soutenu une telle stratégie.
La Slovaquie a estimé qu'il convient de trouver un équilibre entre production végétale et animale. Il ne faut pas réduire l'apport en protéines animales, a également souligné la Roumanie. La France a soutenu la mise en place d'une telle stratégie en faveur des protéines végétales, tout en attirant l'attention sur le besoin de ne pas nuire au secteur de l'élevage.
L’Italie, l’Autriche et la France ont rappelé leur opposition à la production de viande cellulaire.
La Commission européenne a précisé que sa future 'Vision pour l'agriculture et l'alimentation' constituera une étape importante en vue de réviser la politique en matière de protéines. (Lionel Changeur)