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Bulletin Quotidien Europe N° 13522
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POLITIQUES SECTORIELLES / Climat

COP29 - « l'Europe est et restera le plus grand fournisseur de financement pour le climat », selon Wopke Hoekstra

La COP29 s’est ouverte le 11 novembre (jusqu'au 22) à Bakou (Azerbaïdjan), quelques jours après le résultat de l’élection présidentielle américaine (EUROPE 13521/9), faisant craindre à l’UE de perdre un allié pour mener à bien les négociations visant à redresser les ambitions climatiques mondiales.

L’émissaire américain du président sortant, Joe Biden, John Podesta a tenté de rassurer, lundi 11 novembre, en déclarant, lors d’une conférence de presse, que « même si le gouvernement fédéral américain sous Donald Trump met en pause l'action climatique, le travail pour contenir le changement climatique se poursuivra aux États-Unis avec engagement, passion et foi ».

Il a toutefois reconnu que les promesses de M. Trump de défaire les protections environnementales et de sortir de nouveau les États-Unis de l'Accord de Paris pour le climat ne devaient pas être prises à la légère.

Fin de l'ère des combustibles fossiles. Malgré un futur changement de cap de la part de son allié américain, l’UE, représentée par le commissaire européen à l’Action pour le climat, Wopke Hoekstra, a réaffirmé la volonté de l’Union européenne de respecter les engagements climatiques, notamment celui du triplement des énergies renouvelables et du doublement de l’efficacité énergétique d’ici 2030, énoncés lors de la COP28 à Dubaï (EUROPE 13314/18).

Dans un discours d'ouverture du dialogue ministériel consacré à ce sujet, M. Hoekstra a rappelé, mardi 12 novembre, que les parties à la COP28 s’étaient accordées sur la sortie de « l’ère des combustibles fossiles » et a qualifié le chemin esquissé par l’objectif de doublement et de triplement d’ « audacieux ».

Il a ensuite souligné les défis et les domaines de coopération à venir, tels que le développement des réseaux, qui demanderaient l’ajout de 25 millions de kilomètres d’ici la fin du siècle, selon l’Agence internationale de l’Énergie (AIE), mais aussi le développement des chaînes d’approvisionnement durables pour les matières premières critiques et, enfin, le besoin d’investissements publics et privés massifs.

Finance pour le climat. « L'Europe est et restera le plus grand fournisseur de financement pour le climat et nous avons fourni 31 milliards de dollars de financement public par an, lorsque nous nous référons à l'année 2023 », a-t-il souligné, appelant, par ailleurs, à en faire davantage pour mobiliser le financement privé.

Cette nouvelle COP est consacrée en priorité à la question du financement pour lutter contre le changement climatique et à l’établissement d’un « nouvel objectif collectif quantifié » (NCQG) en faveur des pays en développement (EUROPE 13431/7), comme l’a rappelé Simon Stiell, secrétaire exécutif des Nations unies pour le changement climatique, lors de la cérémonie d’ouverture.

« Si au moins deux tiers des nations du monde n'ont pas les moyens de réduire rapidement leurs émissions, chaque nation en paiera le prix brutal », a-t-il déclaré.

La première journée de négociation a déjà permis de déboucher sur un consensus concernant l’Article 6.4 de l’Accord de Paris, consacré à la façon dont les projets internationaux de crédit carbone fonctionneront (EUROPE 13430/4).

« Il s'agira d'un outil qui changera la donne pour orienter les ressources vers les pays en développement et nous aider à économiser jusqu'à 250 milliards de dollars par an lors de la mise en œuvre de nos plans climatiques », s’est félicité Yalchin Rafiyev, négociateur principal de la COP29. (Pauline Denys)

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