Le parti ‘Conservateurs et réformistes européens’ (CRE) a adopté son manifeste électoral à l'unanimité, lors d'une réunion de son conseil à Strasbourg, mardi 23 avril dans la soirée. Il a décidé également de ne pas présenter de 'Spitzenkandidat’ pour le poste de président de la Commission européenne (EUROPE 13389/2, 13393/38).
« Après des années de fuite en avant dans la direction d'un super-État fédéraliste qui réduit les nations à de simples entités territoriales, nous pouvons nous considérer comme des conservateurs, non seulement en termes de valeurs, mais aussi par rapport à ce qui est envisagé dans les traités européens actuels », a estimé Giorgia Meloni, la présidente du parti et présidente du Conseil italien, d’après un communiqué.
« Le principe de subsidiarité est notre boussole », a-t-elle ajouté.
Les Conservateurs ont mis en avant dix priorités, notamment : - sécuriser les frontières avec une stratégie globale en matière de migration ; - équilibrer l'action climatique et la prospérité en révisant le ‘Pacte Vert’ ; - revitaliser la politique industrielle et renforcer le marché unique ; - remanier le budget sans exiger de nouvelles ressources propres.
En faisant le choix de ne pas avoir de candidat principal, le parti CRE souhaite « envoyer un signal fort indiquant qu’il reste fidèle à sa ligne de conduite », qui est de ne pas être en faveur du système du 'Spitzenkandidat'. « Le CRE préfère s'en tenir à ce que disent les traités, à savoir que c'est la prérogative du Conseil » de proposer la personnalité pressentie pour présider la Commission européenne en fonction du résultat des élections européennes, est-il précisé dans le communiqué.
Lire le manifeste (en anglais) : https://aeur.eu/f/bxn (Anne Damiani)