Le Parlement européen a approuvé à une très large majorité (522 voix pour, 27 contre et 72 abstentions), mercredi 24 avril, l’accord politique provisoire trouvé le 6 février sur la directive visant à lutter contre les violences domestiques et envers les femmes (EUROPE 13344/24).
Mercredi 24 avril, ce texte a également été adopté par les ambassadeurs des États membres auprès de l'Union européenne (Coreper II). Si elle ne définit pas le viol au niveau européen, comme initialement proposé par la Commission, cette directive introduit des mesures préventives à ce sujet et renforce la sensibilisation au consentement.
En outre, « cette directive novatrice », selon les mots de la corapportrice Evin Incir (S&D, suédoise), prévoit la criminalisation des mutilations génitales féminines et des mariages forcés au niveau européen. Les règles s'étendent à la sphère numérique et le texte, qui inclut une liste élargie de circonstances aggravantes pour les infractions, insiste sur des procédures améliorées pour la sécurité et la santé des victimes.
Il s'agit, comme l'a énoncé la corapportrice Frances Fitzgerald (PPE, irlandaise) « d'adopter une approche globale pour lutter contre ces crimes odieux ».
Lire le texte adopté : https://aeur.eu/f/bxi (Nithya Paquiry)