La vice-présidente exécutive de la Commission européenne, Margrethe Vestager, a annoncé une nouvelle enquête de la Commission contre des subventions étrangères déloyales, lors d'un discours à l'université de Princeton sur les avancées de l'UE en matière de législation numérique (voir autre nouvelle).
« Je peux annoncer qu'aujourd'hui, nous lançons une nouvelle enquête sur des fournisseurs chinois de turbines éoliennes. Nous enquêtons sur les conditions de développement de parcs éoliens en Espagne, Grèce, France, Roumanie et Bulgarie », a-t-elle indiqué.
De telles investigations sont rendues possibles par le règlement sur les subventions étrangères déloyales. La Commission en a fait l'usage à trois reprises ces dernières semaines (EUROPE 13383/6, 13380/21) pour viser à chaque fois des entreprises chinoises participant à des appels d'offres dans l'UE.
À l'heure où nous écrivions ces lignes, la Commission européenne n'avait pas publié d'avis d'ouverture d'enquête dans le cas des parcs éoliens. Une source à la Commission a confirmé à Agence Europe que la Commission avait bien entamé les démarches préliminaires en vue d'ouvrir une enquête.
Les turbines éoliennes déployées sur le continent sont majoritairement fabriquées dans l'UE, d'après l'association WindEurope, qui craint toutefois que les importations de Chine prennent de plus en plus de place, alors que l'UE veut multiplier ses parcs éoliens. (Léa Marchal)