Invitée à l'université de Princeton, mardi 9 avril, dans le cadre d'une Conférence annuelle sur les politiques publiques, la vice-présidente de la Commission européenne, Margrethe Vestager, a délivré un discours revenant sur les avancées européennes en matière de législation numérique.
Prenant la figure de Robert Oppenheimer comme point de départ, la vice-présidente a développé l'idée que « certaines technologies ne se contentent pas d'ajouter quelque chose au monde, mais le transforment complètement ».
L'UE, selon elle, est en passe de répondre aux principaux défis posés par l'émergence des nouvelles technologies du 21e siècle, et ceci grâce à sa politique de régulation.
« Nous devons mettre fin au vieux cliché selon lequel la réglementation va à l'encontre de l'innovation. C'est tout le contraire. Les lois existent pour atténuer les risques et ouvrir des marchés qui ont été fermés », a-t-elle insisté. Et de prendre comme exemple les récentes avancées des législations sur les services (DSA) et le marché (DMA) numériques ainsi que des enquêtes ouvertes contre les grandes plateformes pour réguler leur position de monopole (EUROPE 13378/8).
Sur l'intelligence artificielle, Margrethe Vestager a rappelé que l'UE fût la première à se doter d'un cadre réglementaire et est aujourd'hui prise comme exemple par d'autres acteurs mondiaux.
La commissaire a également rappelé l'importance de la coopération entre l'UE et les USA, d'autant plus nécessaire que les deux parties ont un grand pouvoir de réglementation entre leurs mains. (Isalia Stieffatre)