Lors du dernier échange de la mandature avec les eurodéputés de la commission de l’industrie, de la recherche et de l’énergie (ITRE), mardi 9 avril, le vice-président exécutif de la Commission européenne chargé du 'Pacte vert européen', Maroš Šefčovič, est revenu sur les réalisations des cinq dernières années et les priorités à venir concernant la sécurité énergétique, la compétitivité de l’industrie verte et les objectifs fixés au sein du Pacte.
Interrogé sur la mise en œuvre et le suivi de ces différents objectifs, le vice-président a indiqué que les mesures devaient faire l’objet d’actes d’exécution et de dialogues avec les partenaires « pour être certains que la réussite soit au rendez-vous sur le terrain ».
Il est ainsi revenu sur les neuf dialogues pour la transition énergétique propre, réalisés ces derniers mois avec différents acteurs de l’industrie (EUROPE 13386/3), et qui feront l’objet d’un rapport le 10 avril.
M. Šefčovič a ainsi évoqué la volonté de la Commission européenne de poursuivre ces dialogues avec les industriels à l’avenir et de les inclure de façon plus structurelle dans une « plateforme spéciale » afin d’« assurer une interaction permanente au sujet de la mise en œuvre du Pacte vert ».
Il s’est également félicité de la création de la plateforme énergétique de l’UE permettant d’agréger la demande de gaz et de procéder à des achats communs (EUROPE 13360/21). Il a souhaité que ce mécanisme s’étende à l’hydrogène avec le lancement d’un projet pilote, mais également à des matières premières critiques telles que le cobalt ou le lithium.
« Nous pourrions y arriver par le biais d’une plateforme unique, qui a déjà été créée, et qui pourrait avoir des sous-sections en fonction des matières premières dont nous avons besoin, pour obtenir de meilleurs prix sur le marché mondial », a-t-il indiqué.
M. Šefčovič a également mis l’accent sur l’accès aux fonds européens et sur la nécessité d’investissements dans les technologies propres, que ce soit en utilisant les leviers de la Banque européenne d'Investissement, mais aussi en développant de meilleurs modèles économiques pour la transition verte, qui reposent, par exemple, sur des incitations pour le secteur privé, comme des primes vertes.
Il a aussi appelé à transformer les marchés publics « pour faire en sorte que les entreprises qui ont une empreinte carbone faible et une activité durable, qui traitent correctement leurs salariés, soient récompensées pour leurs actions et non punies par les procédures de marché public, qui cherchent toujours l’alternative la moins chère, loin de l’UE ». (Pauline Denys)