Le Conseil européen devrait de nouveau discuter de la situation au Proche-Orient, jeudi 14 et vendredi 15 décembre.
Dans une lettre datée du 9 décembre adressée au président du Conseil européen, Charles Michel, les dirigeants espagnol, irlandais, belge et maltais souhaiteraient, selon Reuters, que les dirigeants de l'UE parviennent à une position commune pour « demander de toute urgence aux parties de déclarer un cessez-le-feu humanitaire durable pouvant conduire à la fin des hostilités » et demander des mesures pour protéger immédiatement les civils de Gaza.
Fin octobre, après des heures de négociations, les dirigeants de l'UE s’étaient mis d’accord pour appeler à des pauses humanitaires (EUROPE 13280/1).
La discussion s'annonce difficile. Si l’Assemblée générale de l’ONU a plaidé (par 153 voix pour, 10 contre et 23 abstentions), mardi 12 décembre, pour un cessez-le-feu humanitaire immédiat à Gaza et pour la libération immédiate et sans condition de tous les otages, les Européens se sont montrés divisés. 17 États membres ont voté pour, huit (Bulgarie, Italie, Lituanie, Hongrie, Pays-Bas, Roumanie, Slovaquie et Allemagne) se sont abstenus, tandis que l'Autriche et la République tchèque ont voté contre.
À la suite du Conseil des Affaires étrangères, les dirigeants pourraient aussi discuter des actions à mener contre le Hamas, de mesures contre les colons violents en Cisjordanie (EUROPE 13311/3) et de l’avenir de la région.
Voir le projet de conclusions du Conseil européen : https://aeur.eu/f/a4b (Camille-Cerise Gessant avec la rédaction)