Par 357 voix contre 179 et 97 abstentions, le Parlement européen a formulé le vœu, mercredi 13 décembre, que la politique de développement de l'UE contribue à ce que les activités extractives dans les pays en développement riches en ressources impliquent les communautés autochtones et soient porteuses de développement durable dans ces pays partenaires.
La résolution d'initiative, adoptée en session plénière, reprend quasiment intégralement le rapport voté en commission du développement et préconise notamment la formulation d'un code de conduite volontaire par la Commission, qui établirait, avec la contribution de l’industrie, des syndicats, des représentants locaux et autochtones, des principes directeurs pour l’investissement dans les pays en développement (EUROPE 13278/31).
Seule a été retirée du texte la suggestion faite à la Commission d'envisager d’inclure l’industrie extractive dans le règlement sur la taxonomie de l’Union en collaboration avec des représentants de l’industrie extractive.
« Il faut respecter les droits des peuples autochtones. Il faudra éviter que le cobalt devienne le nouveau pétrole. Nous devons avoir un système de diligence raisonnable réel et efficace », avait souligné le rapporteur, Barry Andrews (Renew Europe, irlandais), en amont du vote.
M. Andrews a tenu à « rendre hommage » à feu Michèle Rivasi (Verts/ALE, française), grande défenseure des droits des peuples autochtones, « qui a apporté toute sa pression habituelle dans les discussions ». Et d'adresser, sous les applaudissements des collègues, ses condoléances à la famille de Mme Rivasi. (Aminata Niang)