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Bulletin Quotidien Europe N° 13310
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POLITIQUES SECTORIELLES / Recherche

Les États membres s'accordent sur un premier cadre européen visant à rendre l'UE plus attractive pour les chercheurs

Les ministres européens de la Recherche sont parvenus, vendredi 8 décembre, lors de leur réunion à Bruxelles, à un accord sur une recommandation, non contraignante, sur la création d’un cadre européen pour attirer et retenir les chercheurs, l’innovation et les entrepreneurs en Europe.

La recommandation vise à retenir les chercheurs européens et à faire de l’Europe une destination attractive pour les acteurs étrangers de la R&I notamment en améliorant leurs conditions de vie et de travail et l'équilibre entre vie professionnelle et vie privée.

Cette proposition comprend une révision de la Charte pour les chercheurs de 2005 et est accompagnée d’une initiative pour un cadre européen de compétences pour les chercheurs (ResearchComp), qui soutiendra également la mobilité intersectorielle (EUROPE 13222/23).

La ministre espagnole de la Recherche, Diana Morant Ripoll, a insisté sur deux éléments : - le niveau d’ambition : il s’agit d’« établir des normes qui guideront les États membres, les organismes de recherche, les bailleurs de fonds et les parties prenantes dans le renforcement de la stabilité et de l'attrait des carrières dans la recherche en Europe », a-t-elle souligné, affirmant qu’il fallait mieux coordonner les politiques nationales en matière de recherche et d’innovation; -  la mise en oeuvre d'une politique pour la recherche inclusive et la lutte contre les inégalités persistantes dans les carrières de la recherche.

Valorisation de la recherche pour la compétitivité européenne

La réunion ministérielle a également été marquée par un débat politique sur la valorisation de la recherche en tant qu'instrument de reprise et de résilience économique et industrielle. 

La Présidence avait identifié deux obstacles principaux à cette valorisation de la connaissance (EUROPE 13296/9) : - la « vallée de la mort », soit la phase de développement d'un service ou produit qui nécessite une augmentation des investissements: - le « paradoxe de l’innovation », qui décrit une situation où l'augmentation des investissements ne conduit pas à une augmentation proportionnelle de la productivité ou de la croissance.

Plusieurs États membres (dont le Portugal, le Danemark, les Pays-Bas, la France et l'Allemagne) ont attiré l’attention sur la nécessité d'un meilleur transfert de connaissances et d'un rapprochement entre le monde académique et le monde entrepreneurial, notamment par des programmes de mentorat et une amélioration de la mobilité intersectorielle. 

Cependant, la Lituanie et la France ont souligné l’importance de la science fondamentale et des sciences humaines dans ce contexte. Le Luxembourg s'est d'ailleurs inquiété de la baisse des financements en recherche fondamentale.

Les États ont également évoqué le besoin d’augmentation des financements stratégiques pour soutenir les objectifs européens et l'accès aux financements pour les porteurs de projets innovants plus risqués.

Enfin, ils ont souligné la nécessité d'un alignement des politiques et programmes nationaux et européens. Ce dossier sera à l'agenda de la Présidence belge.

Lien vers le projet de recommandation : https://aeur.eu/f/a0t  (Émilie Vanderhulst)

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