Les négociations sur l'accord de commerce UE/Mercosur se poursuivent : la Commission européenne a confirmé, jeudi 14 septembre, avoir reçu le document de réponse des quatre pays du Mercosur traitant des exigences environnementales de l'Union européenne.
Le même jour, une réunion des négociateurs des deux blocs s'est tenue en visioconférence. Les participants ont discuté « des prochaines étapes en vue de conclure les négociations avant la fin de l'année », a déclaré l'institution de l'UE.
Quelques semaines plus tôt, le président brésilien, Lula da Silva, avait qualifié les demandes européennes d'« agressives » en matière d'environnement (EUROPE 13226/12).
D'après la député européenne Anna Cavazzini (Verts/ALE, allemande), qui a réagi à ces dernières annonces, les pays du Mercosur continuent de réclamer un instrument additionnel sur le respect de l'environnement non assorti de sanctions.
Ils demandent également un mécanisme qui puisse rééquilibrer les concessions commerciales de l'accord, quand celles-ci seraient affectées par la législation autonome de l'UE, d'après l'eurodéputée. L'exemple du règlement pour lutter contre la déforestation importée inquiète, par exemple, les pays du Mercosur depuis plusieurs mois.
« Un affaiblissement de la loi en plus d'une augmentation des exportations agricoles par l'accord du Mercosur est un danger pour l'Amazonie et les communautés indigènes », a ajouté l'élue allemande.
D'après le média CNN Brazil, les pays du Mercosur font également figurer dans leur texte une demande concernant la liberté de conduire des marchés publics, qui est une demande forte du président brésilien (EUROPE 13226/12). (Léa Marchal)