Le Conseil de l'UE a imposé, vendredi 15 septembre, un dixième train de mesures restrictives à l'encontre de quatre personnes et de six entités responsables de graves violations des droits de l'homme en Iran.
Cette adoption intervient à la veille du premier anniversaire de l'assassinat de Mahsa Amini, le 16 septembre 2022, alors qu'elle était détenue par la police des mœurs iranienne.
Dans une déclaration publiée à l'occasion de cet anniversaire, l'UE, par la voix du Haut Représentant, Josep Borrell, a rappelé son soutien aux droits fondamentaux des femmes et des hommes iraniens et à leurs aspirations. Elle prévient aussi que l'UE continuera d'exiger que les auteurs de violences et de violations des droits de l'homme répondent de leurs actes.
Les personnes sanctionnées sont l'adjoint du commandant en chef du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) au siège central de sécurité, Imam Ali, le directeur de la prison de Kachui et les commandants de police des provinces de Mazandaran et de Fars.
Les prisons de Kachui, de Sanandaj, de Zahedan et d'Ispahan, l'agence de presse Tasnim et le Conseil suprême du cyberespace font également l'objet de mesures.
Les mesures restrictives s'appliquent désormais à 227 personnes et 43 entités.
Voir l'acte juridique lié aux sanctions : https://aeur.eu/f/8lg
Voir la déclaration de l'UE : https://aeur.eu/f/8lh (Camille-Cerise Gessant)