La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a expliqué, jeudi 14 septembre, dans un discours lors de la remise du prix ‘M100 Media Award 2023’ au mouvement iranien Femmes, vie, liberté, que l’UE continuerait de sanctionner le régime iranien tant que les violations des droits de l’homme se poursuivraient (voir autre nouvelle).
« Nous devons obliger ceux qui violent les droits fondamentaux les plus élémentaires à répondre de leurs actes. (…) Nous ne relâcherons pas la pression avant que le régime iranien cesse de réagir avec violence aux manifestations pacifiques, mette un terme aux arrestations arbitraires, lève les condamnations à mort et libère tous ceux qui ont été emprisonnés injustement », a-t-elle promis.
Jusqu’à présent, l’UE a sanctionné 204 personnes et 34 entités responsables de la répression des manifestations. Par ailleurs, elle a interdit les exportations de technologies qui pourraient servir à surveiller et à opprimer le peuple iranien.
Mme von der Leyen a rappelé que, depuis septembre 2022, le régime avait emprisonné plus de 20 000 manifestants pacifiques, que plus de 500 avaient été tués par les forces de sécurité et que plus de 100 prévenus risquaient d’être exécutés. « Leur prétendu 'crime' est le rêve d'un avenir meilleur », a-t-elle dénoncé, ajoutant que ce qui se passait en Iran avait « quelque chose d’historique ». Selon elle, « le mouvement Femmes, vie, liberté a déjà changé l'Iran. Aucun retour en arrière n'est possible ».
La présidente de la Commission européenne a aussi estimé que la manière dont l’Iran se positionne par rapport à la guerre que mène la Russie en Ukraine façonnerait « de façon déterminante » les futures relations du pays avec l'UE. (Camille-Cerise Gessant)