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Bulletin Quotidien Europe N° 13251
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POLITIQUES SECTORIELLES / CompÉtitivitÉ

Capacité industrielle, l'UE doit concentrer ses efforts dans les secteurs stratégiques, selon Pedro Sánchez

Le Président espagnol en fonction, Pedro Sánchez, a présenté, vendredi 15 septembre, un document non officiel ('non paper') sur les manières de rendre l'UE plus résiliente à long terme, appelé 'Resilient EU2030'. Le rapport de 80 pages a été préparé en collaboration avec les 26 autres États membres de l'UE, la Commission européenne, le secrétariat général du Conseil, des universitaires et représentants du secteur privé. Il sera présenté aux dirigeants européens lors du sommet de Grenade, le 6 octobre, a indiqué M. Sánchez. Une version avait déjà été examinée par les ministres de la Compétitivité de l'UE à Bilbao le 25 juillet (EUROPE 13229/7). 

Le maître-mot n'est pas nouveau : il s'agit de l'« autonomie stratégique ouverte », ardemment défendue par l'ensemble des institutions de l'UE. Les lignes directrices tracées par la Présidence espagnole dans le document ne s'éloignent pas non plus de celles qui figurent dans la communication sur la compétitivité de l'UE à long terme, publiée en mars 2023 (EUROPE 13143/3).

Pour le Président espagnol en exercice, cela se résume en deux grands axes : réduire les dépendances stratégiques de l'UE et maintenir sa place forte dans l'économie mondiale. 

Ainsi, l'UE doit miser sur les secteurs dans lesquels elle a déjà un avantage compétitif et sur ceux qui sont « indispensables pour notre sécurité », selon M. Sánchez. Il ne faut pas croire que l'UE va produire tout ce qu'elle consomme, indique également le rapport. Et d'établir une liste de biens qui remplissent ces critères stratégiques : l'intelligence artificielle, les électrolyseurs, les éoliennes, les panneaux solaires ou encore les matières premières (voir la liste complète à la page 27 du document). 

Les auteurs du rapport tracent des actions parfois précises à mettre en œuvre pour renforcer les capacités de l'Union. Selon les secteurs, il faut, par exemple, renforcer les capacités de production de composants, ou bien concentrer les efforts sur l'innovation, estiment-ils. 

S'agissant de la place de l'UE dans l'économie mondiale, le rapport prône l'ouverture. « L'économie européenne est indissociable de l'économie du reste du monde », a martelé M. Sánchez. Il est donc crucial « de ne pas se fermer, mais de lancer une nouvelle expansion commerciale, de diversifier les liens avec l'extérieur », a-t-il expliqué. Et d'insister sur les pays proches en termes de valeurs, comme l'Australie, le Canada et d'autres, mais aussi sur les pays d'Amérique latine ou encore d'Afrique « qui souhaitent renforcer leurs standards sociaux et environnementaux à nos côtés », selon les mots du Président espagnol.

Une section entière du document est toutefois consacrée aux relations économiques avec la Chine. Le mot d'ordre reste le même que celui partagé par la Commission et les Vingt-sept ces derniers mois : la réduction des risques ('de-risking'), et non la rupture des liens ('decoupling').

Enfin, les auteurs du rapport rappellent l'importance de renforcer les instances multilatérales telles que l'Organisation mondiale du commerce (OMC) ou le Fonds monétaire international (FMI). 

Voir le document : https://aeur.eu/f/8lf (Léa Marchal)

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