login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 13248
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / Niger

Il n’y a pas d’unanimité des pays de l'UE sur des sanctions ciblées contre la junte militaire, selon Josep Borrell

Le Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, a révélé, mardi 12 septembre, que les États membres n’étaient pas unis concernant des mesures restrictives ciblées à l’encontre des responsables du coup d’État au Niger du 26 juillet.

À l’issue d’une réunion informelle des ministres des Affaires étrangères à Tolède, le 31 août, ce dernier avait pourtant annoncé que l’UE était prête à se doter d'un cadre de sanctions autonomes (EUROPE 13240/3).

« Nous pouvons accélérer l’adoption de sanctions personnelles pour les responsables du coup d’État. Pour l’instant, il n’y a pas un accord de tous les États membres pour cela », a-t-il expliqué lors d’un exercice de questions/réponses au Parlement européen.

Le Haut Représentant a également reconnu que la politique de l’UE dans les pays du Sahel – qui ont connu neuf coups d’État depuis 2020 – n’avait pas été suffisante.

« La politique menée jusque là n’est pas couronnée de succès. On s’est trop centré sur l’aspect sécuritaire. Nos efforts visant à développer l’État de droit et à fournir les services de base n’ont pas suffi et n’ont pas été assez visibles », a en effet admis M. Borrell.

Selon lui, il faut repenser la raison pour laquelle les Européens sont présents au Sahel, de même que les modalités et la finalité de leur présence. Il faut « être plus tactique, plus stratégique ». Mais pas question de s’autoflageller. « On n’a peut être pas fait ce qui etait suffisant. Mais il ne faut pas penser qu’après des années d’indépendance, toute la faute retombe sur l’héritage colonial. Cette littérature ne permet pas de trouver une solution », a ajouté le Haut Représentant.

M. Borrell a espéré que les États membres tiendront un « débat stratégique pour faire plus et mieux ». Mais, a-t-il prévenu, « plus [de présence] supposera plus de ressources ». Une telle réflexion interne à l'UE s’annonce difficile. « Certains considèrent qu’il faut abandonner le Sahel, le terrain sécuritaire, et d’autres demandent d’en faire plus », a enfin noté le Haut Représentant. (Camille-Cerise Gessant)

Sommaire

PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN
INSTITUTIONNEL
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
POLITIQUES SECTORIELLES
Invasion Russe de l'Ukraine
ACTION EXTÉRIEURE
BRÈVES