EUROPE a souhaité revenir sur l’accord politique provisoire entre les négociateurs du Parlement européen et la Présidence suédoise du Conseil de l'Union européenne sur le déploiement rapide de systèmes de transport intelligents (STI), intervenu jeudi 8 juin (EUROPE 13197/37).
Ce texte a pour but de rendre les STI essentiels obligatoires dans l'ensemble de l’UE et de résoudre les problèmes liés au manque d'interopérabilité et de continuité des applications et services existants (EUROPE 13195/13). L’idée est de prendre en compte les progrès technologiques intervenus, tels que la mobilité connectée et automatisée, les applications de mobilité à la demande et l'offre en transport multimodal. Il s’agit aussi de promouvoir le développement de technologies telles que la communication de véhicule à véhicule, les données de trafic en temps réel, les systèmes de feux de circulation intelligents et les contrôles automatisés du trafic.
« L'accord conclu aujourd'hui dynamisera l'évolution de notre Union vers une mobilité plus intelligente, plus sûre, plus efficace et plus durable », s’est félicité Andreas Carlson, ministre suédois des Infrastructures et du Logement, dans un communiqué.
L'accord prévoit un déploiement systématique et harmonisé des STI, mais de manière progressive, afin de tenir pleinement compte de la relation coûts-avantages et de la capacité administrative. Il conserve la structure de la proposition de la Commission, qui s'appuie sur la dimension 'cadre' de la directive STI et sur les différentes interventions techniques au moyen d'actes d'exécution et d'actes délégués.
« Le Parlement a obtenu une portée géographique et un calendrier ambitieux pour les données et les services fournis », s’est réjoui le rapporteur, Rovana Plumb (S&D, roumaine), dans un communiqué. Les négociateurs ont également fixé des délais de mise à disposition numérique des nouvelles informations. Ce programme couvre au moins les cinq prochaines années.
Le champ d’application a été élargi et prend en considération : les conditions d'accès pour les tunnels et ponts, les limitations de vitesse, les plans de circulation, les restrictions d'accès permanentes, les fermetures de routes, les travaux routiers, les mesures temporaires de gestion du trafic ainsi que les services essentiels, tels que les services d’information sur la circulation liée à la sécurité routière.
Le texte de l'accord politique clarifie et précise plusieurs dispositions, en particulier les mesures provisoires à prendre en cas de situation d'urgence, la protection des données à caractère personnel, les domaines prioritaires pour le déploiement et l'utilisation de spécifications et de normes et les principes applicables à l'élaboration de spécifications techniques au niveau de l'UE.
« Cela contribuera à réduire les embouteillages et à raccourcir les temps de trajet tout en améliorant la sécurité sur nos routes », a commenté l'eurodéputé Jens Gieseke (PPE, allemand), contacté par EUROPE.
L'accord doit désormais être approuvé par le PE et le Conseil avant d'entrer en vigueur. (Anne Damiani)