La quasi-totalité des États membres de l’UE s’est montrée ouverte, lundi 5 juin, au projet d’introduire des normes de commercialisation pour le cidre et le poiré ainsi que pour les légumes à cosses secs et les fèves de soja.
Cette idée figure dans un rapport de la Commission européenne adopté en même temps que la révision des directives ‘petit déjeuner’ (EUROPE 13167/1). Selon ce rapport, discuté au sein du comité spécial agriculture (CSA), « en l'absence de cahier des charges de l'UE pour le cidre et le poiré, le problème de la concurrence déloyale entre les producteurs resterait entier et l'asymétrie de l'information donnée aux consommateurs ne serait pas résolue ».
Pour le cidre et le poiré, les États membres ne sont pas d'accord, toutefois, sur le niveau d'ambition. S'agissant des légumineuses, certains pays ont demandé l'étiquetage du pays d'origine, d'autres ont préféré un étiquetage 'UE' ou 'non-UE'.
Les États membres se sont interrogés sur la charge administrative et les coûts potentiels pour les producteurs. Certaines délégations ont mis en garde contre l'impact sur les petits producteurs de cidre (comme les producteurs artisanaux). Quelques États membres ont fait remarquer que leurs propres normes étaient plus strictes que celles proposées par la Commission.
Lien vers le rapport : https://aeur.eu/f/78j (Lionel Changeur)