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Bulletin Quotidien Europe N° 13167
POLITIQUES SECTORIELLES / Agriculture

Directives 'petit-déjeuner', la Commission européenne propose l’indication obligatoire de chacun des pays d’origine du miel

La Commission européenne a adopté, vendredi 21 avril, des propositions visant à réviser les normes de commercialisation applicables à un certain nombre de produits agroalimentaires, tels que les fruits et légumes, les jus et confitures de fruits, le miel, la volaille ou les œufs. Elle propose notamment l’indication obligatoire de chacun des pays d’origine (États membres et pays tiers) du miel. 

« Les révisions proposées devraient aider les consommateurs à faire des choix plus éclairés pour adopter un régime alimentaire plus sain et contribuer à prévenir le gaspillage alimentaire », fait valoir la Commission.

Indication de l'origine. Des règles plus claires et obligatoires sont proposées en matière d'étiquetage de l'origine pour le miel, les fruits à coque et les fruits séchés, les bananes mûres ainsi que les fruits et légumes parés, transformés et coupés (tels que les feuilles de salade emballées). Dans les cas de mélanges, le ou les pays d'origine devront figurer sur l'étiquette. Le fait d'indiquer les pays d'origine améliorera la transparence pour les consommateurs et devrait également promouvoir la production de ces produits dans l'UE.

Gaspillage alimentaire. Les révisions proposées portent sur les déchets alimentaires et les déchets d'emballages. Par exemple, les fruits et légumes ‘moches’ (présentant des défauts externes, mais toujours adaptés à la consommation locale/directe) vendus localement et directement par les producteurs aux consommateurs seraient exemptés du respect des normes de commercialisation. Leur valorisation dans leur état ‘frais’ pourrait offrir aux consommateurs davantage de possibilités d'acheter des fruits et légumes frais à des prix plus abordables et bénéficier aux producteurs actifs dans les circuits courts. Certains produits touchés par des catastrophes naturelles ou d'autres circonstances exceptionnelles peuvent également être vendus s'ils peuvent être consommés en toute sécurité.

Conditionnement. Les produits destinés aux dons peuvent être exemptés des principales exigences en matière d'étiquetage. Cela permettra de réduire les formalités administratives et en matière d'étiquetage et, par conséquent, de faciliter les engagements des opérateurs en matière de dons.

Jus de fruits. Les jus de fruits pourront porter la mention ‘sans sucres ajoutés’ pour préciser que, contrairement aux nectars de fruits, les jus de fruits ne peuvent pas, par définition, contenir de sucres ajoutés. En outre, afin de répondre à la demande croissante des consommateurs pour les produits à faible teneur en sucre, l'étiquette d'un jus de fruits reformulé pourra mentionner ‘jus de fruits à teneur réduite en sucres’. Afin de simplifier davantage et de s'adapter aux goûts des consommateurs, le terme ‘eau de coco’ pourrait désormais être utilisé parallèlement au ‘jus de coco’.

Confitures. La teneur en fruits des confitures sera augmentée et passera de 350 grammes à 450 grammes au minimum (550 grammes pour la qualité extra) par kilo de produit fini. Le terme ‘marmelade’, autorisé jusqu'à présent uniquement pour les confitures d'agrumes, pourra désormais être utilisé pour toutes les confitures afin de permettre d'adapter la dénomination du produit aux pratiques utilisées localement.

Œufs. Les panneaux solaires peuvent désormais être posés dans les zones extérieures utilisées dans les systèmes de production d'œufs en libre parcours. Cela augmentera l'approvisionnement en énergie produite à partir de sources renouvelables. Le marquage des œufs serait également effectué directement dans l'exploitation dans le but d'améliorer la traçabilité.

Les propositions relatives aux fruits et légumes frais, aux œufs et aux volailles sont couvertes par des actes délégués et des actes d'exécution.

Celles concernant les confitures, les marmelades, les jus de fruits et le miel suivront le processus de codécision ordinaire (directives).

La Commission a également adopté le même jour un rapport (https://aeur.eu/f/6h0 ) sur de nouvelles normes de commercialisation pour le cidre et le poiré ainsi que pour les légumes à cosses secs et les fèves de soja.

Lien vers les propositions : https://aeur.eu/f/6gx (Lionel Changeur)

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