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Bulletin Quotidien Europe N° 13195
Invasion Russe de l'Ukraine / Social

Intégration dans l'emploi et dans les sociétés européennes, le conseiller spécial pour l'Ukraine dresse un bilan positif de l'action des États membres

Le conseiller spécial pour l’Ukraine chargé d’évaluer les efforts des États membres pour intégrer les réfugiés ukrainiens dans l’emploi et, de manière générale, dans les sociétés européennes, Lodewijk Asscher, a remis à la Commission européenne, mardi 6 juin, un rapport globalement positif sur la mise en œuvre de la directive sur la protection temporaire, activée en mars 2022.

Il demande toutefois que les États membres se préoccupent de ce qui se passera pour ces réfugiés quand cette directive sur la protection temporaire cessera de s’appliquer, en principe après mars 2025, après son renouvellement.

Mais, même si cette protection est prolongée, « il est clair que beaucoup de réfugiés ne pourront pas retourner chez eux », prévient ainsi l’ancien ministre néerlandais des Affaires sociales.

Le conseiller spécial met aussi en garde contre une certaine « fatigue » dans la solidarité exprimée envers ces réfugiés, notamment dans les pays qui comptent un grand nombre d’Ukrainiens et certains groupes sociaux. La Pologne et l’Allemagne en accueillent ainsi respectivement plus d’un million.

L’activation de la directive sur la protection temporaire, en mars 2022, reste néanmoins une « réussite » conclut le rapport, ayant permis notamment à un nombre élevé d'Ukrainiens d'entrer dans le marché du travail.

Plus d’un million de contrats auraient été signés à ce jour, a expliqué le 6 juin le commissaire européen à l’Emploi, Nicolas Schmit, lors d'un point presse avec le conseiller.

« La plupart des réfugiés trouvent un emploi, mais pas à la hauteur de leurs qualifications », a toutefois indiqué le conseiller spécial, demandant aux États membres d’exploiter davantage les compétences des réfugiés et de leur permettre d’accéder facilement à des cours de langues ou des formations.

En ce qui concerne les enfants, le rapport note que la protection de l'enfance et la mise en place de structures d'accueil et d'éducation pour les enfants ont été une priorité absolue, car de nombreux enfants arrivant d'Ukraine sont sans parents ou sans tuteurs.

Environ 69% des enfants déplacés avaient moins de 13 ans et 0,5% d'entre eux étaient des mineurs non accompagnés.

Toutefois, malgré les améliorations, des difficultés subsistent en ce qui concerne l'enregistrement des enfants auprès des services nationaux de protection de l'enfance et la fourniture d'un soutien communautaire et familial, note encore le document.

Le rapport se saisit encore de la thématique du logement ou de la santé.

Lien vers le document : https://aeur.eu/f/78q (Solenn Paulic)

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