Les ONG Friends of the Earth Europe et Foodwatch International ont appelé le vice-président de la Commission européenne Frans Timmermans, le commissaire à l'Environnement, Virginijus Sinkevičius, et le commissaire à l'Agriculture, Janusz Wojciechowski, lundi 22 mai, à « opposer leur veto » à la proposition législative sur les nouvelles techniques de sélection génomiques (NTG), attendue début juillet (voir aussi autre nouvelle).
Ces ONG sont d’avis, contrairement aux représentants des organisations agricoles de l'UE (EUROPE 13180/6), que les ‘nouveaux OGM’ doivent être « strictement réglementés et étiquetés en tant qu'OGM, dans l'intérêt des agriculteurs et des consommateurs ainsi que de l'environnement ».
Pour Friends of the Earth Europe, si la Commission supprime l'étiquetage obligatoire des nouveaux OGM, « les agriculteurs, les producteurs et les détaillants auront du mal à proposer des aliments exempts d'OGM ».
En fin de compte, les consommateurs ne sauront pas s'ils achètent des aliments contenant ou non de nouveaux OGM.
L'étiquetage exige, selon les deux ONG, un niveau élevé de traçabilité. « Ce n'est qu'en présence d'une étiquette que la traçabilité peut fonctionner tout au long de la chaîne alimentaire et que les tests et certifications adéquats peuvent être mis en place ». La poursuite de l'application de la législation européenne existante sur les OGM est essentielle, selon ces ONG, pour protéger les droits des consommateurs.
Lien vers la position expliquée de ces deux ONG : https://aeur.eu/f/6zr (Lionel Changeur)