Réunis à Hiroshima du 19 au 21 mai, les dirigeants du G7 ont annoncé le lancement d'une plateforme de coordination contre la coercition économique. Celle-ci doit servir à « renforcer nos capacités collectives d’évaluation, de préparation, de dissuasion et de riposte face à la coercition économique et pour continuer de promouvoir la coopération avec nos partenaires non membres du G7 », selon le communiqué commun publié le 20 mai.
Sans mentionner un ou des pays en particulier, les dirigeants du G7 se sont dits inquiets à propos des politiques non concurrentielles telles que les subventions industrielles nuisibles ou encore le transfert forcé de technologie. Ces pratiques ne doivent pas rester sans conséquence, selon eux.
Le président du Conseil européen, Charles Michel, a évoqué le cas de la Chine dans son discours d'ouverture. « Nous devons rééquilibrer notre relation commerciale et créer des conditions véritablement équitables pour nos entreprises et pour nos travailleurs », a-t-il déclaré.
Au niveau du G7, la plateforme de coopération sur la coercition économique devrait permettre l'échange d'informations, la consultation, des analyses conjointes et l'exploration de réponses coordonnées pour dissuader la coercition.
D'autre part, il convient aussi de surveiller les flux commerciaux de certaines technologies sensibles qui pourraient menacer la sécurité internationale, précisent les dirigeants du G7 dans leur déclaration. L'UE a, par exemple, indiqué à plusieurs reprises vouloir contrôler davantage les investissements extérieurs et les exportations liées aux technologies sensibles (EUROPE 13182/23).
Voir la déclaration conjointe du G7 : https://aeur.eu/f/6zo (Léa Marchal)