Le Parlement européen a encouragé l’Union européenne, mercredi 18 janvier, à s’engager de « manière ambitieuse et constante à faire automatiquement de la protection des droits de l’homme un point central de toutes ses politiques » ainsi qu’à renforcer la cohérence entre ses politiques internes et externes dans ce domaine.
Très inquiets des « graves menaces qui pèsent sur les droits de l’homme et la démocratie dans le monde », les députés, en adoptant le rapport d'Isabel Wiseler Lima (PPE, luxembourgeoise) par 438 voix pour, 75 contre et 121 abstentions, estiment qu’il est nécessaire que l’UE et ses États membres intensifient leurs efforts dans le monde entier en soutien à la démocratie et aux droits de l’homme et agissent de concert, notamment dans les enceintes multinationales.
Le PE réitère une nouvelle fois son appel en faveur de la mise en place du vote à la majorité qualifiée pour les décisions du Conseil et l’exécution des sanctions au titre du régime mondial de sanctions de l’Union en matière de droits de l’homme.
Les députés souhaitent que l’UE et les États membres élaborent une vision stratégique de haut niveau pour contrer les attaques mondiales croissantes contre les défenseurs des droits de l’homme. Il faut aussi, selon le Parlement européen, que la lutte contre la corruption soit intégrée aux actions et politiques de l’Union visant à promouvoir les droits de l’homme et la démocratie.
Les députés européens demandent également que les dialogues sur les droits de l’homme avec les pays tiers soient menés dans l’optique d’obtenir des résultats et l’inclusion de clauses robustes relatives aux droits de l’homme dans les accords entre l’Union et les pays tiers, et des procédures en cas de violations.
Voir le rapport : https://aeur.eu/f/4xz (Camille-Cerise Gessant)