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Bulletin Quotidien Europe N° 13102
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / Social

Travailleurs des plateformes numériques, les eurodéputés dénoncent à nouveau les pratiques de lobbyisme d'Uber

Les eurodéputés sont revenus, mercredi 18 janvier au soir à Strasbourg, sur les ‘Uber files’, les révélations au cœur de l’été 2022 sur les pratiques de lobbying de la plateforme de VTC accusée de faire pression sur les pouvoirs publics pour éviter les règlementations et de mentir sur son modèle de travail.

En présence de la Commission et du Conseil de l’UE, les eurodéputés ont également fait le lien avec le Qatargate et les tentatives d’influence de la part des pays tiers.

Si le lobbyisme n’est pas de la corruption, il faut néanmoins savoir où se trouve la limite du « légal », a commenté l’Italienne Elisabetta Gualmini (S&D), rapporteur sur la directive sur les travailleurs des plateformes.

« Il n’y a pas que les pays tiers qui font du lobbyisme, mais aussi les grandes multinationales », a ajouté la députée, qui a vu tout au long du processus législatif sur son rapport une foule de lobbyistes des plateformes dans les couloirs du PE.

Toutes ces révélations confirment ce que l’on voit depuis 3 ans, a commenté de son côté la députée de La Gauche Leïla Chibi (française), Uber et les plateformes s’acharnant « pour écrire la loi ». Le lobbying est d’ailleurs toujours d’actualité et les pressions continuent sur les équipes de négociation, a ajouté la Française.

Pour le PPE et Sven Simon (allemand), néanmoins, « il ne faut pas faire un scandale de tout » ni « tout jeter » à la lumière de ces révélations, le lobbyisme étant une activité normale et les politiciens devant pouvoir « soupeser les intérêts pour mener les politiques ».

Présentes lors ce débat, la ministre suédoise Jessika Roswall a assuré de son côté que la Présidence suédoise du Conseil de l’UE s’en tenait au strict registre de transparence du Conseil et ne rencontrait que les personnes et entités y étant enregistrées. La Suède partage par ailleurs le point de vue du PE selon lequel les travailleurs de ces plateformes doivent être protégés.

Malgré l’échec des discussions le 8 décembre au Conseil 'Emploi et Affaires sociales' sur la directive sur les travailleurs des plateformes, la Suède « veut poursuivre pour arriver à une conclusion (sur ce dossier) avant la fin de la législature ». De son côté, la commissaire Ylva Johansson a insisté dans ce débat sur le rôle crucial de la directive sur les lanceurs d’alerte. Par ailleurs, une enquête de l'OLAF est en cours sur ces allégations concernant Uber.

Report du vote sur les travailleurs des plateformes

Le PE a décidé, le 18 janvier, de reporter plusieurs votes prévus le 19 janvier, dont celui sur le rapport d’Elisabetta Gualmini (S&D, italienne) relatif aux travailleurs des plateformes numériques en raison du mouvement de grève en France contre la réforme des retraites.

Le nombre de députés, obligés de changer leurs retours depuis Strasbourg, n’aurait pas été suffisant.

90 signatures ont été rassemblées en début de semaine pour procéder à un vote de confirmation du mandat donné en décembre à l’Italienne (EUROPE 13083/31). (Solenn Paulic)

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