L’Observatoire contre le greenwashing, une coalition d’ONG, parmi lesquelles le WWF, ECOS ou encore Transport & Environment, a dévoilé une taxonomie alternative à celle de l’Union européenne, mercredi 18 janvier, afin de permettre aux banques, investisseurs et assureurs de vérifier si leurs investissements sont réellement verts, sur la base de critères scientifiques.
Cette initiative est lancée en réaction à la décision de l’UE d’inclure dans sa taxonomie certaines activités économiques relatives à la bioénergie et à l’exploitation forestière, mais aussi des activités liées au gaz et à l’énergie nucléaire (sous certaines conditions).
« La taxonomie scientifique veut réussir là où la taxonomie originale a échoué : elle créera des critères rigoureux, que les institutions financières pourront utiliser pour évaluer correctement ce qui est vert et ce qui ne l’est pas », a notamment commenté un porte-parole de l’Observatoire contre le greenwashing.
Selon le communiqué des ONG, cet outil reproduit ainsi les critères de la taxonomie de l’UE chaque fois qu’ils sont « solides », mais s’en écarte lorsqu’ils « ne sont pas fondés sur la science ou nuisibles à l’environnement ».
La coalition entend à l’avenir élargir progressivement sa taxonomie en ajoutant à la catégorie verte, ou ‘activités durables’, les catégories rouge pour les activités nuisibles et orange pour les activités qui se situent entre les deux.
Pour accéder à l’outil : https://aeur.eu/f/4yb (Damien Genicot)