Après la ratification par l'Allemagne, à la mi-décembre 2022, de la réforme du Mécanisme européen de stabilité (MES), le fonds de sauvetage de la zone euro, tous les regards sont désormais tournés vers l'Italie, qui attendait l'arrêt de la Cour constitutionnelle allemande sur la réforme avant d'indiquer de quelle manière elle souhaitait procéder (EUROPE 13059/35).
« Tout est désormais dans les mains du Parlement italien », a indiqué le directeur exécutif du MES, Pierre Gramegna, lundi 16 janvier à l'issue de la réunion de l'Eurogroupe, faisant état de discussions constructives la semaine dernière à Rome avec le ministre italien des Finances, Giancarlo Giorgetti.
Il a indiqué que la Croatie, qui est devenue le vingtième pays membre de l'Eurozone début 2023, deviendrait officiellement partie au MES une fois la procédure de ratification finalisée « dans les semaines qui viennent ».
Le fonds de sauvetage permanent de la zone euro jouera un rôle accru en matière de gestion de crise macroéconomique en zone euro et sera le prêteur en dernier ressort du Fonds de résolution unique (SRF), le bras financier du volet 'résolution' au sein de l'union bancaire (EUROPE 12613/4).
Les partis majoritaires dans la coalition gouvernementale italienne, Fratelli d'Italia et la Lega, se sont toujours opposés au MES lorsqu'ils étaient dans l'opposition, accusant le fonds de sauvetage d'être un instrument aux mains de la zone euro visant à imposer l'austérité aux États membres qui font la demande de recourir au MES. (Mathieu Bion)