L'Union européenne et le Royaume-Uni ont lancé, lundi 7 novembre, des négociations sur la fixation des totaux admissibles de captures (TAC) et quotas pour 2023 pour les stocks gérés conjointement.
L’UE a finalisé sa position sur ces négociations devant se clore le 5 décembre (EUROPE 13042/15).
« Compte tenu du mauvais état de nos mers, de la surpêche persistante et de l'accélération des crises du climat et de la biodiversité, les ONG environnementales exhortent les deux parties à respecter les avis scientifiques et à mettre fin à la surpêche dès maintenant », signalent les ONG Oceana, Client Earth, Blue Marine Foundation et Marine Conservation Society.
Un rapport du Centre pour l'environnement, la pêche et l'aquaculture (CEFAS) a révélé que près des deux tiers (65%) des limites de captures britanniques pour 2021 (faisant l’objet de stocks partagés avec l'UE) étaient fixées au-dessus des niveaux conseillés par les scientifiques.
D’autres rapports signalés par les ONG mettent en évidence « la faiblesse des progrès » réalisés dans le suivi des avis scientifiques (hareng de mer d'Irlande, de mer Celtique et du sud-ouest de l'Irlande, chinchard de l'Atlantique Nord-Est et merlan de la mer d'Irlande).
Le stock de cabillaud est dans un état « désastreux » et le conseil international pour l'exploration de la mer (CIEM) préconise une réduction importante des captures, voire leur interdiction totale, rappellent ces organisations. (Lionel Changeur)