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Bulletin Quotidien Europe N° 13058
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ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / Économie/fiscalitÉ

Les eurodéputés questionnent Adrian Câciu sur la consolidation budgétaire et l'adhésion à la zone euro

Les eurodéputés ont longuement interrogé le ministre roumain des Finances, Adrian Câciu, sur la consolidation budgétaire et sur l’adhésion de son pays à la zone euro, lors de son audition à la commission des affaires économiques et monétaires (ECON) du Parlement européen, lundi 7 novembre. Il a cependant fait valoir les bons résultats économiques de son pays malgré les crises.

Dans son propos liminaire, M. Câciu a en effet fait état du bilan économique positif de son pays : « La Roumanie est le seul pays de l’UE où le PIB n’a pas reculé avec la crise, malgré un budget restrictif ». Il a souligné que le pays enregistre une croissance économique « inattendue » de 5,7%, qu’il a expliquée grâce aux exportations. Il a rapporté aussi une évolution positive de l’emploi, influencée par l’inflation croissante. Enfin, le niveau de la dette en août 2022 avait atteint 48,4% du PIB roumain.

Son compatriote Dragoș Pîslaru (Renew Europe) a contesté ce bilan. La Roumanie fait l'objet d'une procédure pour déficits excessifs, a-t-il rappelé. Il a pointé du doigt la création de 17 000 nouveaux postes de fonctionnaires, soit le plus élevé en Europe.

M. Câciu a argué que la consolidation budgétaire commence par la mise en place de mécanismes budgétaires spécifiques.

« Sur la base des plans de relance et de résilience, nous avons mis en place des outils pour remplir les objectifs », a-t-il rétorqué. Il a avancé que ces mécanismes avaient permis une augmentation de 2,5% du PIB, en renonçant à des dérogations budgétaires et en organisant une meilleure collecte des impôts.

« Il est difficile de relancer un processus comme celui-ci après trois décennies de dérogations budgétaires, cela entraîne des mécontentements », a poursuivi le ministre. Il a concédé que le gouvernement devait « plancher davantage en matière de système fiscal », comme le recommande la Banque mondiale.

Bien que le nombre d’emplois ait augmenté, il a expliqué que son gouvernement « tente de limiter nombre de postes et de les rendre plus efficaces ». L'objectif de la consolidation budgétaire est de réduire les dépenses permanentes. « Il faut juguler les dépenses pour atteindre un niveau durable », a-t-il estimé.

Tout comme M. Pîslaru, Margarida Marques (S&D, portugaise) a demandé quels étaient les moyens mis en place à moyen terme pour adopter l'euro.

Si l'ambition de Bucarest est effectivement de joindre la zone euro, le ministre a indiqué que les crises avaient ajouté une difficulté. La Roumanie n'a donc pas pu remplir les critères nominaux de la dette ou de l’inflation.

Pour M. Câciu, la priorité est de réduire le déficit national. « Nous y sommes pleinement engagés, je crois que nous y parviendrons », a-t-il affirmé. (Anne Damiani)

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