Cette fois c’est officiel : le Conseil de l’Europe tiendra son 4e sommet les 16 et 17 mai 2023 à Reykjavik.
L’annonce a été faite lundi 7 novembre, lors d’une conférence de presse conjointe du ministre irlandais des Affaires étrangères, Simon Coveney, et de la Première ministre islandaise, Katrín Jakobsdóttir.
Prise par le Comité des ministres des 46 États membres du Conseil de l’Europe, cette décision a été saluée par la Secrétaire générale, Marija Pejčinović Burić, qui y voit « une occasion unique de définir la place de l’Organisation dans une nouvelle architecture européenne » et d’« accroître sa visibilité dans tous ses États membres ».
Il s’agira donc de réaffirmer les valeurs démocratiques dans une Europe violemment ébranlée par la guerre en Ukraine et ses conséquences, tout en clarifiant le rôle du Conseil de l’Europe en tant que « conscience de l’Europe », comme l’a défini Simon Coveney.
« Face aux défis actuels et futurs », il s’agira d’« être à la hauteur », a déclaré pour sa part Katrín Jakobsdóttir, pour qui le Conseil de l’Europe a un « rôle essentiel » à jouer « en tant que gardien des droits de l’homme, de la démocratie et de l’État de droit ». Et cela en complément tant de l’Union européenne que de la Communauté politique européenne.
Défendue par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe et renforcée par les conclusions d’un groupe d’experts sur l'avenir du Conseil de l'Europe, constitué sous Présidence irlandaise, la tenue de ce sommet est désormais actée.
Chacun est conscient que le plus difficile sera de dépasser le simple exercice de style et d'aboutir à des résultats tangibles alors même que les valeurs fondatrices de l’organisation sont remises en cause dans plusieurs de ses États membres.
La tâche de la Présidence islandaise sera immense. (Véronique Leblanc)