Le Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, et le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir Abdollahian, ont annoncé, samedi 25 juin, la reprise des négociations sur le programme nucléaire iranien (JCPOA), en pause depuis mars 2022.
« Nous avons décidé de reprendre dans les prochains jours les négociations de l'accord iranien qui étaient au point mort depuis trois mois », a annoncé M. Borrell lors d’un point presse à Téhéran, invité par M. Abdollahian. « Et donc, nous allons sortir de cette impasse et arrêter ce processus d'escalade dans lequel nous étions », a-t-il souligné. Depuis la pause décrétée en mars pour permettre aux Iraniens et aux Américains d'aborder les questions encore ouvertes, la situation s’est encore dégradée, notamment avec l'Agence internationale de l'énergie atomique, qui surveille le respect des engagements iraniens (EUROPE 12979/8).
« Il y a des décisions qui doivent être prises à Téhéran et à Washington », a prévenu M. Borrell. Les pourparlers entre Iraniens et Américains se feront indirectement, via le Haut Représentant et son équipe.
Selon M. Abdollahian, un des sujets abordés était la levée des sanctions. « Je m'attends à ce que la partie américaine soit réaliste et juste pour parvenir à un accord », a-t-il ajouté.
Le Haut Représentant a estimé que l’accord, sur la base du texte mis sur la table, doit garantir à l'Iran tous les avantages économiques et en même temps répondre aux préoccupations de la communauté internationale sur la non-prolifération, la sécurité mondiale et la stabilité régionale.
M. Borrell a en outre expliqué qu’il y avait un énorme potentiel dans de nombreux domaines entre l’UE et l’Iran, à commencer par le commerce, « y compris le pétrole et le gaz ». « Nous pouvons renforcer notre partenariat avec l'Union européenne et avec nos États membres. Mais pour cela, le JCPOA doit être pleinement opérationnel et pleinement mis en œuvre », a-t-il prévenu. (Camille-Cerise Gessant)