La Commission européenne veut soutenir les chercheurs et ingénieurs ukrainiens travaillant sur la fusion, basés en Ukraine ou déplacés.
À cette fin, la Commission européenne a adopté, vendredi le 24 juin, des amendements ciblés au programme Euratom pour la recherche et la formation pour 2021-2022.
Le programme, complémentaire à Horizon Europe, a pour objectif la recherche et la formation dans la sécurité nucléaire et la protection contre les radiations.
D’une part, 2,5 millions d’euros seront mobilisés au travers du consortium EUROfusion afin de soutenir les chercheurs et les ingénieur dans ce champ.
D’autre part, une contribution européenne de 10 millions d’euros soutiendra une 'action innovante' qui visera à sécuriser l’alimentation en combustible nucléaire de près de 35 réacteurs de puissance à caloporteur et modérateur eau (VVER) de conception russe. Plusieurs de ces réacteurs situés en Europe ou en Ukraine étaient principalement alimentés en combustible russe jusqu’à l’agression militaire de l’Ukraine.
L’'action innovante' vise à attirer des parties prenantes ukrainiennes et européennes afin de développer des alternatives, de diversifier et de sécuriser ces approvisionnements. Un appel à projets devrait suivre. Toute entité légale établie en Ukraine est éligible à l’appel. Ce n’est pas le cas des entités établies en Russie, en Biélorussie ou dans l’un des territoires ukrainiens non contrôlés par le gouvernement ukrainien. Cependant, la Commission envisage des exceptions au cas par cas. (Émilie Vanderhulst)