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Bulletin Quotidien Europe N° 12951
ACTION EXTÉRIEURE / Royaume-uni

La première réunion de l'Assemblée parlementaire UE-Royaume-Uni se tient dans un contexte de fortes tensions sur le protocole sur l'Irlande du Nord

La première réunion, les 12 et 13 mai a Bruxelles, de l'assemblée parlementaire de partenariat UE-Royaume-Uni créée par l’accord de commerce et de coopération entre les deux parties, s'est ouverte dans un contexte particulièrement tendu, le gouvernement de Boris Johnson ayant en effet signalé son intention de démanteler prochainement les fondements du protocole sur l’Irlande du Nord.

Présidée par Nathalie Loiseau (Renew Europe, française) et le député britannique conservateur Sir Oliver Heald, la réunion a permis de relancer « un dialogue nécessaire » pour maintenir des relations constructives entre les deux partenaires qui peuvent, comme le montre la guerre en Ukraine, « travailler ensemble sur la base de valeurs communes », a dit la Française lors d’un point presse.

Pour son homologue britannique, cette première édition de l’assemblée parlementaire UE-Royaume-Uni permet aussi de discuter d’une coopération plus profonde entre les deux blocs et d’aller « plus loin », notamment sur des domaines tels que la « coopération dans l’énergie ou les droits de citoyens ».

Mais les deux responsables n'ont pu éluder les vives tensions entre la Commission et le gouvernement de Boris Johnson alors que ce dernier pourrait annoncer des mesures la semaine prochaine remettant en cause le protocole pour l’Irlande du Nord, accusé d’entraver les échanges commerciaux entre la province britannique et le reste du pays. 

« Une législation unilatérale n’est pas ce que j’appelle de mes vœux », a réagi Oliver Heald, espérant qu’un accord pourra être trouvé.

La situation peut être « explosive » à cause du protocole, a-t-il toutefois noté, notamment avec la question du coût de la vie. L’UE peut aussi « faire la différence en étant souple, positive ; tout le monde doit faire un pas en avant ».

« Au vu des menaces externes, il est plus important que jamais que nos partenaires respectent le droit international ; ce n’est pas le moment de créer des crises ou des divisions artificielles », a commenté pour sa part Nathalie Loiseau.

Menaces et mises en garde

Le vice-président de la Commission, Maroš Šefčovič, s’est entretenu dans la matinée du 12 mai avec la ministre britannique des Affaires étrangères, Liz Truss. « Le fait que le gouvernement britannique ait l'intention de s'engager sur la voie d'une action unilatérale reste très préoccupant », a-t-il résumé dans un communiqué.

La Commission a « clairement indiqué que nos propositions (présentées en octobre - EUROPE 12811/14) offrent encore un potentiel à explorer. Nous attendons toujours la réponse de la partie britannique ».

De son côté, Liz Truss a fait valoir que « le protocole est devenu le principal obstacle à la formation d'un exécutif d'Irlande du Nord », le DUP unioniste refusant de gouverner avec le Sinn Fein, vainqueur des élections du 5 mai, sans avancées sur les conséquences du Brexit

« La Commission doit faire preuve de plus de pragmatisme » et ses propositions « nous feraient reculer, en créant davantage de contrôles et de paperasse », a-t-elle jugé.

Si l'UE ne fait pas preuve de la flexibilité requise, « alors, en tant que gouvernement responsable, nous n'aurions d'autre choix que d'agir ». (Solenn Paulic)

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