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Bulletin Quotidien Europe N° 12950
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ACTION EXTÉRIEURE / Iran

Enrique Mora en Iran pour discuter de l’accord sur le nucléaire

Le directeur politique du Service européen pour l’action extérieure, Enrique Mora, s'est envolé pour l'Iran, mardi 10 mai, pour rencontrer des responsables iraniens, dont Ali Bagheri, vice-ministre des Affaires étrangères, notamment pour discuter de l’accord sur le nucléaire.

« Les travaux visant à combler les dernières lacunes » des négociations sur l’accord sur le nucléaire « se poursuivent », a annoncé M. Mora avant de partir pour Téhéran.

« Les négociations sont un peu dans l’impasse, diraient certains, d’autres diraient qu’elles sont gelées (…) Nous nourrissons l’espoir que nous pourrons parvenir à un accord dans un délai raisonnable, même s’il faut bien reconnaître que la fenêtre risque de se fermer très rapidement », a expliqué, mardi, devant les députés européens, le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi. L’AIEA n’est pas partie à l’accord, mais elle s’assure que tous les accords signés au niveau politique sont appliqués.

Le directeur général a sous-entendu que les points de blocage portaient sur la question des sanctions et du fait que les 'Gardiens de la révolution islamique' soient qualifiés d’organisation terroriste par les États-Unis (EUROPE 12921/28). « Dans l’ensemble, le travail (de négociations, NDLR) est terminé. La question du traitement des sanctions et de l’inclusion dans la liste (des entités ou personnes sanctionnées) de certains Iraniens reste un obstacle », a-t-il expliqué.

M. Grossi a également fait part de ses préoccupations concernant une certaine opacité des Iraniens sur le nucléaire. « L’AIEA essaie d’éclaircir un certain nombre de questions encore ouvertes avec l’Iran. Au cours des derniers mois, nous avons pu identifier des traces d’uranium enrichi dans des lieux qui n’ont jamais été déclarés par l’Iran comme des lieux où des activités nucléaires pourraient avoir lieu », a-t-il expliqué. Et d’ajouter : « Nous sommes extrêmement préoccupés par ces constatations ».

Le directeur général a prévenu que la signature d’un nouvel accord « ne sera pas possible si l’AIEA a des doutes sérieux quant à un certain nombre d’activités dont les Iraniens auraient dû nous parler ». (Camille-Cerise Gessant)

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