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Bulletin Quotidien Europe N° 12940
Sommaire Publication complète Par article 24 / 34
CONSEIL DE L'EUROPE / Droits de l'homme

La régression du respect des droits humains et la remise en cause croissante de l’État de droit en 2021 sont « alarmantes », avertit Dunja Mijatović

« Je suis prête à me rendre en Ukraine à tout moment », a dit et redit la Commissaire aux Droits de l’homme du Conseil de l’Europe, Dunja Mijatović, lors de la présentation de son rapport annuel 2021, mardi 26 avril dans l'après-midi, devant l’Assemblée parlementaire de l'organisation, réunie en plénière. Une visite espérée et même sollicitée depuis trois semaines, mais qui, dit-elle, n’a toujours pas reçu le feu vert des autorités nationales.

Se référant à la vague de solidarité qui a répondu à l’exil de millions d’Ukrainiens depuis le déclenchement de la guerre menée par la Russie, Dunja Mijatović y a vu la preuve qu’il était « possible de mettre la dignité humaine et le respect des obligations internationales au centre de l’action publique ». Elle a donc réclamé « une action urgente et concertée » pour mettre fin aux pratiques illégales de refoulement des autres demandeurs d'asile et migrants.

« Vous avez le rôle important de prévenir toute tentative de légaliser ou de faciliter ces pratiques », a-t-elle dit aux parlementaires des 46 États membres du Conseil de l’Europe.

Autres inquiétudes relayées devant l’hémicycle : la durabilité de l’aide humanitaire aux réfugiés ukrainiens, qui doit être assortie d’une « véritable intégration » sur laquelle les États doivent s’engager clairement et conjointement, la persistance des préjugés à l’encontre des Roms, LGBTI+ et Africains dans l’accueil de ces mêmes réfugiés et le risque de traite des êtres humains encouru surtout par les femmes et les enfants.

Dans son rapport, la Commissaire s’inquiète également de la persistance d’atteintes aux droits humains dans d’autres domaines : liberté des médias, protection des journalistes et des défenseurs des droits, liberté de réunion pacifique, justice transitionnelle, droit à la santé et lutte contre le racisme.

« Ce qui est particulièrement alarmant », signale-t-elle, « c’est l’ampleur de la régression et la remise en cause généralisée de l’État de droit qui est une condition préalable à la protection des droits humains ».

Mme Mijatović a également appelé les gouvernements des États membres à continuer à « soutenir le système judiciaire ukrainien ainsi que la Cour pénale internationale, afin qu’ils puissent rendre une certaine justice et accorder des réparations aux victimes ».

Lien vers le Rapport annuel d'activité : https://aeur.eu/f/1du (Véronique Leblanc)

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