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Bulletin Quotidien Europe N° 12935
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POLITIQUES SECTORIELLES / Transports

'FuelEU Maritime', l'approche du rapporteur Jörgen Warborn ne satisfait pas tous les partis en commission du PE

Les eurodéputés membres de la commission des transports du Parlement européen ont débattu, mercredi 20 avril, du futur cadre réglementaire en vue d’accroître la part des carburants renouvelables et durables dans le secteur maritime (‘FuelEU Maritime’) (EUROPE 12930/12).

Si l’importance d’agir sur une réduction des émissions produites par le secteur maritime a été unanimement reconnue par les différents eurodéputés, plusieurs visions s’opposent toutefois sur la méthode.

L’approche défendue par le rapporteur, Jörgen Warborn (PPE, suédois), consiste, sur le fond, essentiellement à maintenir la ligne définie par la Commission dans sa proposition initiale.

Ainsi, M Warborn souhaite, au chapitre du champ d’application, mettre la pression sur les acteurs les plus importants, en conservant le niveau du seuil de poids des navires concernés à 5 000 tonnes brutes.

De la même manière, l’eurodéputé suédois souhaite conserver les règles en matière de portée géographique, qui impliqueraient que les navires effectuant des voyages intra-UE aient, à terme, à recourir à 100% d’énergies propres et 50% pour les voyages entre l’UE et un pays tiers et vice-versa.

« Certains collègues sont pour 100% en extra-UE, mais cela pourrait avoir des effets graves, voire déclencher une guerre commerciale avec certains partenaires », a estimé M. Warborn.

À l'inverse, en effet, certains de ses homologues voudraient aller plus loin. « On ne doit pas se reposer sur nos lauriers. Il faut faire preuve d’ambition. Il faut élargir le champ d’application à 100% pour l’international ; cela pousserait les pays à engager leur propres mesures », a insisté Jutta Paulus (Verts/ALE, allemande).

Le rapporteur a également rappelé son attachement à « alléger le fardeau administratif » et a appelé la Commission à s’en tenir à une stratégie ‘one in, one out’, en abrogeant d’anciens règlements à mesure que de nouveaux textes entrent en vigueur.

« Il faut un équilibre et faire attention aux mesures qui rendraient le fardeau insupportable pour les citoyens et les entreprises », a-t-il jugé.

« Le texte comporte trop de possibilités de dérogations. Cela confirme que la la vision du rapporteur est de faire la promotion du fossile dans le maritime », a tranché Vera Tax (S&D, néerlandaise).

Concernant l’électricité à quai, le rapporteur a estimé que les règles devraient être « raisonnables » et qu’une obligation de se connecter dans toutes les situations ne serait pas viable. « C’est très coûteux et ces fonds pourraient servir pour d’autres choses », a-t-il complété.

En outre, le rapporteur a également réitéré sa volonté de voir les règles fixées par l’UE être supprimées, à terme, dans l’éventualité où d’autres règles émanant de l’Organisation maritime internationale verraient le jour. Au fil des prises de parole, plusieurs eurodéputés ont affiché leur soutien sur ce point. (Thomas Mangin)

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