La Banque centrale européenne, agissant en tant que superviseur bancaire unique au sein de la zone euro, est d'avis que, malgré certaines améliorations, les informations consolidées sur l'exposition aux risques climatiques des groupes bancaires qu'elle supervise directement sont « toujours insuffisantes », dans une évaluation actualisée qu'elle a publiée lundi 14 mars.
Plus de 70% de banques communiquent sur la façon dont leur conseil d'administration supervise les risques climatiques et environnementaux, contre 50% en novembre 2020, lors de la première évaluation. En revanche, environ 75% des banques analysées ne disent pas quel impact ces risques ont sur leur profil de risque, même si la moitié des banques concernées reconnaissent auprès de la BCE qu'elles sont effectivement exposées. Et près de 30% des banques du panel, qui se sont engagées à aligner leurs expositions sur l'Accord de Paris, ne fournissent aucune information à l'appui de cet engagement.
Parmi les bonnes pratiques observées, la BCE fait état d'une banque qui, s'étant fixé l'objectif de neutralité climatique d'ici à 2050, publie les progrès réalisés par rapport à des cibles intermédiaires auto-imposées. Certaines banques publient aussi des tableaux de bord sur la performance de leurs portefeuilles de prêts dans des secteurs (électricité, pétrole et gaz, automobile) affectés par le processus de transition climatique.
Plus d'informations : https://aeur.eu/f/ri (Mathieu Bion)