La commission 'agriculture' du Parlement européen va débattre, lundi 28 février, en présence de la Commission européenne, des effets de l'invasion de l'Ukraine par la Russie sur les marchés agricoles de l'UE.
Dans un communiqué publié le 24 février, le ministre allemand de l’Agriculture, Cem Özdemir, a indiqué (https://aeur.eu/f/ie ) qu’il évaluait l’impact potentiel de la guerre en Ukraine sur le marché du blé et le prix des engrais. Il rappelle que la part de la Russie dans les exportations mondiales de blé s’élève à 17% et celle de l’Ukraine, à 12%. « Il ne devrait pas y avoir de conséquences directes sur l’approvisionnement en Allemagne », selon M. Özdemir, préoccupé par la hausse des prix de l’énergie et des engrais qui pourrait entraîner « un nouveau renchérissement des prix des produits alimentaires ».
Mesures de rétorsion ? Les sanctions annoncées par les Européens dans le conflit russo-ukrainien constituent un « sujet de forte inquiétude » pour l’agriculture française, a affirmé le 22 février la présidente de la FNSEA, Christiane Lambert, qui craint des mesures de rétorsion de la part de la Russie. Lorsque l’UE avait pris des sanctions en 2014 à l’encontre de la Russie en réponse à l’annexion de la Crimée, l’agriculture avait été le premier secteur ciblé par un embargo russe sur le lait, le fromage et tous les produits laitiers notamment. (Lionel Changeur)