Les États membres de l’Agence spatiale européenne (ESA) ont adopté un budget de 7,2 milliards d’euros pour 2022, s'est félicité le directeur général, Josef Aschbacher, lors d’un point presse à l’issue de la 303e réunion du Conseil de l’ESA, mercredi 15 décembre.
Il s’agit d’une augmentation de 10% par rapport à l’année 2021, s’est-il félicité, indiquant que 2 milliards d’euros provenaient de l’Union européenne et environ 500 millions d’acteurs tiers.
Le Plan de relance européen à la rescousse
En sus, un accord (‘arrangement’) avec l’Italie a été adopté pour employer environ 1,2 milliard d’euros dans le cadre d’une série d’activités spatiales dans le domaine de l’observation terrestre et du transport spatial financé par le Plan de relance européen.
De même, 200 millions d’euros ont été remis à l’ESA par la Grèce pour mettre en œuvre des activités spatiales dans le domaine de la connectivité sécurisée et quantique, également financés sur le Plan de relance. Ce ne serait qu'un début. Le Portugal, la République tchèque et l’Espagne seraient potentiellement intéressés pour utiliser le Plan de relance de l’UE dans le secteur spatial, nous a confié une source.
Une réunion ministérielle en 2022 sous les meilleurs auspices
Selon le directeur général, le premier paquet de propositions soumis par ses services en vue de la réunion ministérielle de 2022 aux États membres a reçu un « accueil chaleureux », car « cohérent » et « très bien préparé ». Les indications financières doivent encore être « confirmées et consolidées » par les États membres dans les mois qui viennent, a-t-il ajouté.
Il attend à ce titre du sommet spatial de février (EUROPE 12817/24) une impulsion politique suffisante de la part des ministres de l’UE et de l’ESA et du président français, Emmanuel Macron. Les cinq priorités mises en avant dans le cadre du manifeste de Matosinhos ont reçu de nouveau un fort soutien de la part des États membres (EUROPE 12837/5).
Copernicus, une proposition conjointe fin janvier
Quant à la question du financement du programme européen d’observation terrestre, Copernicus, le directeur général a indiqué que l’ESA et la Commission européenne réfléchissaient aux options sur la table pour répondre au déficit de financement du programme de 750 millions d’euros (EUROPE 12845/5). Il a annoncé que l’ESA et la Commission allaient faire une proposition conjointe vers la fin janvier. L’option d’un étalonnage des programmes serait privilégiée, même si M. Aschbacher souhaite toujours garder la « porte ouverte » aux Britanniques. (Pascal Hansens)