Lors d'une réunion à l'Organisation mondiale du commerce (OMC), jeudi 16 décembre, l'Afrique du Sud a exhorté les membres de l'OMC à lancer des négociations sur les textes concernant la proposition de levée des brevets sur les vaccins anti-Covid-19.
Elle a indiqué être « prête et flexible pour trouver un terrain d'entente, y compris en reprenant des éléments contenus dans la proposition de l'UE », d'après un fonctionnaire genevois.
La proposition faite par l'UE diffère en substance de celle initiée par l'Afrique du Sud et l'Inde en octobre 2020. Toutefois, pour l'Afrique du Sud, « surmonter l'approche binaire des deux propositions est particulièrement important pour avancer sur cette question ».
Même son de cloche chez l'eurodéputée Kathleen van Brempt (S&D, belge). « Si une partie a des bons arguments pour dire que le champ d'application [de la proposition sud-africaine] est trop large et qu'on doit le réduire, nous pouvons négocier. C'est ce que nous disons au Parlement européen sans arrêt. Ce n'est pas difficile d'avoir des négociations sur les textes. Mais si, par exemple, vous et moi continuons de nous parler tout en nous accrochant chacun à nos dogmes, nous n'irons nulle part. C'est ce qu'il se passe en ce moment », a-t-elle indiqué à EUROPE.
Lors de la réunion à l'OMC, l'ambassadeur Dagfinn Sørli (finlandais), qui supervise les discussions sur le sujet, a conclu qu'il restait encore trop de divergences fondamentales pour pouvoir s'engager dans des négociations sur les textes.
Des rendez-vous virtuels au niveau ministériel ont eu lieu entre l'Afrique du Sud, l'Inde, les États-Unis et l'UE ces dernières semaines, mais n'ont pas abouti à un consensus. Les discussions devraient continuer sous différents formats. (Léa Marchal)