Les dirigeants européens reviendront sur le sujet de la migration, et notamment sa dimension extérieure, entre financements de projets avec les pays de transit et d'origine et récentes crises aux frontières extérieures. Si la situation aux frontières entre la Pologne, la Lituanie, la Lettonie et la Biélorussie s’est améliorée, les dirigeants seront invités à condamner à nouveau fermement « l'instrumentalisation des migrants et des réfugiés par le régime biélorusse et la crise humanitaire qu'elle a créée ».
« L'UE continuera de réagir avec détermination à l'attaque hybride lancée par la Biélorussie », devrait encore dire le Conseil européen en vertu d’un projet de conclusions daté du 13 décembre.
Alors que la discussion sur le financement de murs anti-migrants par le budget européen avait agité le dernier Sommet européen des 21 et 22 octobre, la discussion devrait porter cette fois sur le rôle de Frontex pour préserver les frontières extérieures alors que la Pologne a refusé une intervention de Frontex pendant la crise biélorusse.
Le Conseil européen pourrait souligner « l’importance de protéger efficacement les frontières extérieures de l'UE, notamment en renforçant le cadre juridique de l'UE. À cet égard, il invite le Conseil à examiner la proposition de la Commission relative aux mesures provisoires d'urgence » (basée sur l’article 78.3 du Traité et qui ne satisfait pas la Pologne à ce stade). Le Conseil européen devrait aussi demander de « mettre en œuvre rapidement des mesures restrictives, à la suite de l'adoption du cinquième paquet » de sanctions « et de se préparer à adopter d'autres mesures, si nécessaire ».
Les chefs d'État ou de gouvernement rappelleront par ailleurs l’importance de prévenir les départs vers l'UE.
Ils inviteront notamment « la Commission et le Haut Représentant à faire rapport au Conseil sur les mesures visant à garantir des retours effectifs et la mise en œuvre intégrale des accords de réadmission existants et des accords de réadmission » et lui demanderont de faire avancer sans délai les plans d'action avec les pays tiers.
Plusieurs pays membres, notamment les Pays-Bas, comptent, de leur côté, soulever la question des mouvements secondaires de migrants entre les États membres lors de cette discussion.
Lien vers le projet : https://bit.ly/3pYPkUg (Solenn Paulic)