login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 12843
SÉCURITÉ - DÉFENSE / DÉfense

Un nouveau projet de 'Boussole stratégique' devrait être présenté d’ici la mi-janvier

Le Secrétaire général adjoint du Service européen pour l'action extérieure chargé de la politique de sécurité et de défense commune et de réponse aux crises, Charles Fries, a annoncé, mardi 30 novembre, qu’un nouveau projet de 'Boussole stratégique' devrait être présenté d’ici la mi-janvier.

Bien que les ministres des Affaires étrangères et de la Défense aient réagi, le 15 novembre, de « manière très positive », au premier projet de boussole, « il y aura encore beaucoup de travail à réaliser pour avoir un consensus robuste », a-t-il expliqué à la sous-commission ‘Sécurité et défense’ du Parlement européen (SEDE) (EUROPE 12833/2).

Après une orientation politique du Conseil européen des 16 et 17 décembre, « il y aura un deuxième projet (de boussole) d’ici la mi-janvier et un troisième début février », a expliqué le représentant du SEAE. Il a ajouté que l’objectif était de soumettre le texte aux ministres de la Défense pour adoption le 21 mars 2022 et pour approbation par les chefs d’État ou de gouvernement les 24 et 25 mars.

Selon M. Fries, les États membres ont mis en avant trois sources de préoccupation : la nécessité d’équilibrer les propositions militaires avec des mesures civiles et de prévention des conflits, la nécessité de trouver un équilibre entre les priorités géographiques, avec des États membres qui demandent que l’on se concentre sur le voisinage immédiat et d’autres qui demandent une approche plus globale avec comme priorité l’Afrique et la région indo-pacifique, et enfin, l’adéquation entre le renforcement du rôle de l’UE sur la défense et la sécurité et le renforcement de la coopération avec l’OTAN.

Interrogé sur les groupements tactiques (battle groups) et la capacité de l’UE de réaction rapide, M. Fries a annoncé que les groupements tactiques verront leurs paramètres « grandement modifiés ». Selon lui, la capacité pourra se fonder sur deux forces possibles : ces groupements et des troupes proposés par les États membres en fonction de la mission à accomplir.

Le secrétaire général adjoint du SEAE a estimé qu’il fallait changer la période de déploiement des groupements tactiques de six mois à un an. De même, il a plaidé pour des exercices conjoints de ces groupements tactiques. Enfin, M. Fries a souligné qu’il fallait revoir le financement de ces groupements pour que le coût du déploiement ne soit pas à la charge de la nation-cadre.

Revenant sur la boîte à outils hybride proposée dans la 'Boussole stratégique', M. Fries a précisé qu’elle recouvrirait la boîte à outils cybernétique, qui existe déjà et qui « fonctionne bien », la boîte à outils 'interférence et manipulation de l’information depuis l’étranger’ (Foreign information manipulation and interference) - qui permettrait d’adopter des sanctions - et une boîte à outils pour les autres attaques hybrides.

La veille, toujours devant la commission ‘SEDE’, le commissaire Thierry Breton avait souligné que la cyberdéfense était un domaine où la coopération au niveau de l’UE pouvait amener une vraie valeur ajoutée. (Camille-Cerise Gessant)

Sommaire

RÉPONSE EUROPÉENNE À LA COVID-19
SÉCURITÉ - DÉFENSE
ACTION EXTÉRIEURE
POLITIQUES SECTORIELLES
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
INSTITUTIONNEL
COUR DE JUSTICE DE L'UE
EMPLOI - CULTURE
BRÈVES
ADDENDUM
CORRIGENDUM