Après avoir approuvé l’ensemble des amendements de compromis négociés entre les différents groupes du Parlement européen, les membres de la commission de l’industrie, de la recherche et de l’énergie (ITRE) du Parlement ont adopté à une large majorité (57 voix pour, 10 contre et 7 abstentions), mardi 30 novembre, le projet de rapport amendé de Morten Petersen (Renew Europe, danois), soulignant la nécessité d’accélérer le déploiement des énergies renouvelables en mer (offshore), y compris dans les eaux profondes, pour atteindre les objectifs climatiques de l’UE fixés pour 2030 et 2050.
Appelant l’UE à se doter d’une capacité d’énergies renouvelables en mer comprise entre 300 GW et 450 GW d’ici à 2050, le rapport souligne l’importance d’améliorer le cadre juridique actuel afin de faciliter davantage la collaboration entre les États membres et les différents acteurs concernés, ainsi qu’avec les pays tiers.
Les eurodéputés préconisent notamment de définir conjointement la quantité de production renouvelable en mer à déployer par les États membres dans chaque bassin maritime en 2030, 2040 et 2050.
Ils exhortent en outre la Commission européenne à mettre en place un cadre permettant de suivre de manière transparente l’avancement du déploiement des énergies renouvelables en mer et de déterminer si les États membres sont sur la bonne voie.
Accélérer les procédures
Afin de stimuler le déploiement des renouvelables en mer, les parlementaires appellent à accélérer le processus de lancement des projets de renouvelables en mer et invitent les États membres à envisager l’introduction de délais pour la délivrance des permis.
Circularité
De plus, le rapport souligne l’importance d’adopter « une approche holistique complète basée sur le cycle de vie », en garantissant une conception circulaire des renouvelables en mer et en minimisant leurs impacts négatifs sur l’environnement.
Dans cette optique, les eurodéputés demandent que les pales d’éoliennes déclassées soient interdites de mise en décharge dans toute l’Union d’ici 2025. Ils invitent également la Commission à réaliser une analyse des incidences du démantèlement des installations en mer et à adopter, si nécessaire, une stratégie sur le démantèlement durable de ces installations.
Le rapport insiste en outre sur la nécessité d’éliminer progressivement les combustibles fossiles et les subventions aux combustibles fossiles « dès que possible » ainsi que sur l’importance de construire un large consensus public autour des projets de renouvelables en mer par l’implication des acteurs locaux.
Voir les amendements de compromis adoptés : https://bit.ly/3E8SA5j (Damien Genicot)