Au nom du Haut Représentant de l'Union européenne pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, le ministre des affaires étrangères portugais, Augustos Santos Silva, a reçu son homologue ouzbèque, Abdulaziz Kamilov, à Bruxelles, le 16 novembre, lors du 16e Conseil de coopération UE/Ouzbékistan. Ils ont fait part de « sérieux progrès » dans les négociations sur l'accord bilatéral de partenariat de coopération renforcé.
Initiées en 2018, ces négociations visent à remplacer le partenariat actuel. Le nouvel accord global porte sur les réformes politiques, l'État de droit, les droits de l'homme, la migration, le commerce, le développement économique, mais aussi le développement durable. Il devrait également établir une coopération sur la politique étrangère, le changement climatique, la corruption ou la lutte contre le terrorisme.
« Nous sommes sur le point de conclure les négociations sur le partenariat de coopération renforcé. Nous avons souligné le besoin de faire preuve d'ambition et de vision pour passer la ligne d'arrivée. Je suis convaincu que nous allons conclure », a affirmé Augustos Santos Silva à l'issue de la réunion.
En avril, l'UE avait déjà inscrit l'Ouzbékistan comme bénéficiaire de son Système de préférences généralisées (EUROPE 12696/15). Elle avait reconnu les efforts réalisés dans le domaine judiciaire ou dans les conditions de travail.
L'UE a toutefois appelé son partenaire à appliquer les recommandations faites par la mission d'observation électorale de l'OSCE, après l'élection de son président en octobre. De manière générale, l'UE encourage son partenaire dans la mise en œuvre de son « programme de réformes ambitieux ».
La réunion du 16 novembre a été l'occasion d'aborder de nouveau les questions de gouvernance, d'État de droit, du rôle de la société civile ou du climat des affaires en Ouzbékistan. Enfin, les ministres ont échangé sur la situation en Afghanistan, pays voisin de l'Ouzbékistan. (Léa Marchal)