Le Conseil de l’UE a adopté, mardi 16 novembre, une mise à jour de la liste de projets à entreprendre dans le cadre de la coopération structurée permanente de l'UE (CSP ou PESCO en anglais), en ajoutant 14 projets aux 46 existants.
Ces projets couvrent cinq domaines militaires : terrestre (2 projets), maritime (2), aérien (6), cyberespace/C4ISR (commandement, contrôle, communications, ordinateurs) (2) et spatial (2). Au total, 21 États membres sur les 25 participants à la CSP participent à ces projets.
Parmi ces nouveaux projets figure le Transport aérien stratégique pour le fret hors gabarit (Strategic Air Transport for Outsized Cargo - SATOC), qui doit permettre de développer une solution européenne pour le transport de fret hors gabarit et lourd en utilisant une approche graduelle, selon le Conseil. Ce projet sera développé par l'Allemagne, la République tchèque, la France, les Pays-Bas et la Slovénie. Un projet de futur cargo tactique de taille moyenne (FMTC) est aussi lancé.
L'Estonie, la France et la Lettonie vont développer un projet portant sur le véhicule de surface semi-autonome de taille moyenne (M-SASV). Ce véhicule, qui pourra être utilisé pour les opérations littorales et les groupes d'intervention navals, sera doté de plusieurs modules de mission et offrira une flexibilité opérationnelle et une protection de l'équipage accrues.
Le projet NGSR (petits Systèmes d'aéronef télépilotés de nouvelle génération) développera la prochaine génération de drones tactiques destinés à être utilisés par des unités militaires dans les domaines maritime et aérien, ainsi que pour un double usage (civil-militaire). L'Espagne, l'Allemagne, le Portugal et la Slovénie participent à ce projet.
La défense des engins spatiaux (DoSA - Defence of Space Assets), portée par la France, l'Allemagne, l'Italie, la Pologne, le Portugal et l'Autriche, a pour objectif d'augmenter l'efficacité opérationnelle de l'UE dans le domaine spatial en utilisant au mieux les engins spatiaux actuels et futurs grâce à des fonctions spatiales transversales d'accès, de défense passive et d'efficacité opérationnelle par la formation.
Le partenariat militaire de l'UE (EU MilPart) et un Centre commun d'imagerie gouvernementale (CoHGI) font aussi partie des nouveaux projets, tout comme la modélisation, l'identification et l'évaluation automatisées des dommages en terrain urbain (AMIDA-UT).
Selon l’Agence européenne de défense, on peut s'attendre à ce que 24 à 26 des 46 projets déjà en cours atteignent une capacité opérationnelle initiale vers 2025.
Le Conseil a également adopté deux recommandations fixant des objectifs plus précis pour la deuxième phase initiale de la CSP pour 2021-2025 et sur les progrès réalisés par les membres de la Coopération structurée permanente dans le respect de leurs engagements.
Détails sur les nouveaux projets : https://bit.ly/3ovD11e (Camille-Cerise Gessant)