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Bulletin Quotidien Europe N° 12809
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EMPLOI - JEUNESSE / Jeunesse

Année européenne de la jeunesse, les eurodéputés demandent à la Commission de mettre les moyens sans toucher au budget d’Erasmus+

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé à la mi-septembre, lors de son discours sur l’état de l’Union, qu’elle soumettrait aux colégislateurs une proposition visant à faire de 2022 l’Année européenne de la jeunesse (EUROPE 12791/9).

L’annonce a créé la surprise au sein du Parlement européen. Et les eurodéputés, à quelques jours de l’adoption par les commissaires de la proposition en question, sont partagés entre enthousiasme et inquiétude.

Lundi 11 octobre, les membres de la commission de la culture et de l’éducation (CULT) du Parlement ont en effet salué une initiative « ambitieuse » et « bienvenue » tout en formulant un certain nombre de craintes. Au sujet du financement de cette année européenne, notamment.

Les représentants d’organisations européennes de jeunes, invités à participer à la réunion de la commission, ont demandé les premiers que des fonds suffisants soient mobilisés. Rappelant que leurs organisations fonctionnent pour la plupart avec peu de moyens et sur la base du volontariat, ils ont souligné qu’elles auraient besoin d’être aidées pour s’impliquer dans ce projet d’année européenne, à la hauteur des ambitions de la Commission.

La plupart des eurodéputés ont soutenu cette revendication. Les coordinateurs du PPE, du S&D, des Verts/ALE et du CRE ont en outre appelé la Commission à mobiliser de l’argent frais et à ne pas amputer les budgets obtenus pour les deux programmes européens destinés aux jeunes : Erasmus+ (EUROPE 12622/27) et le Corps européen de solidarité (EUROPE 12622/28).

Plusieurs parlementaires ont insisté sur le fait que ce projet d’année européenne n’avait aucunement été envisagé lorsque les deux budgets ont été arrêtés et que se servir dans ces enveloppes risquerait d’affaiblir les programmes.

Il semblerait toutefois que cette demande intervienne trop tard. Themis Christophidou, directrice générale de la Commission pour l’éducation, la jeunesse, le sport et la culture, a indiqué aux eurodéputés que les fonds utilisés proviendraient du budget « communication » de ces deux programmes. 7,5 millions d’euros devraient être mobilisés à ce titre.

« Mais cela, évidemment, ne suffira pas », a reconnu Mme Christophidou, assurant qu’une vingtaine d’autres directions générales que la sienne seraient mobilisées dans le cadre de ce projet, « y compris sur le plan financier ».

Les députés ont demandé que tout cela soit précisément détaillé dans la proposition de la Commission sur le sujet, qui devrait être adoptée par les commissaires et dévoilée mercredi 13 octobre.

Plus largement, ils ont dit espérer que la proposition de la Commission dans son ensemble serait complète et aboutie, afin qu’elle puisse être négociée d’ici la fin de l’année.

À l’instar de la coordinatrice socialiste, Petra Kammerevert (allemande), beaucoup ont fait remarquer à la directrice générale qu’il était « incroyablement ambitieux » de compter sur la négociation et l’adoption de ce texte en deux mois.

Mais il s’agit là d’une « idée incroyable », a nuancé la députée, assurant que le Parlement était prêt à travailler vite sur ce dossier. (Agathe Cherki)

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