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Bulletin Quotidien Europe N° 12809
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POLITIQUES SECTORIELLES / Transports/numÉrique

Intelligence articifielle dans le domaine des transports, les eurodéputés placent la sécurité au centre de la réflexion

Les députés membres de la commission ‘Transports’ et de la commission spéciale sur l'intelligence artificielle (IA) à l'ère du numérique (AIDA) du Parlement européen ont échangé avec des experts, lundi 11 octobre, autour de l’impact de cette technologie sur le secteur des transports.

« C’est une réflexion indispensable. Cette technologie est déjà très présente. Elle représente des opportunités dans les transports et, en même temps, des risques que nous devons évaluer », a affirmé en préambule la présidente de la commission 'Transports', Karima Delli (Verts/ALE, française).

Les experts ont souligné que l’IA ne pourrait être utilisée dans le secteur des transports qu'à certaines conditions, telles que la mise en place d’un réel cadre juridique, le fait de disposer d’une grande quantité de données, un travail sur les capacités des véhicules et l’harmonisation des règles à l’échelle européenne.

« En réalité, le plus grand risque serait l’absence de politique. Il faut donc éviter que quelqu’un la fasse pour l’UE », a résumé Nadina Iacob, chercheuse au Centre d'études des politiques européennes.

Du côté des eurodéputés, l’attention s’est focalisée sur plusieurs aspects, comme la sécurité, les financements, le partage des données et les questions environnementales.

L’eurodéputée Tilly Metz (Les Verts/ALE, luxembourgeoise) a notamment appelé à une multiplication des tests des véhicules autonomes « avant leur mise sur le marché ».

Son homologue, Kosma Złotowski, (CRE, polonais), s’est interrogé lui aussi sur la question sécuritaire : « la cohabitation sera-t-elle possible entre les véhicules autonomes et ceux qui sont conduits par les humains ? » Pour le moment, sur ce point, les experts ont surtout pointé le manque de recul et d’études poussées. 

Enfin, au chapitre des financements, Jörgen Warborn (PPE, suédois) a insisté sur la nécessité d’un système « souple », afin d’éviter que les start-up doivent « s’installer ailleurs pour poursuivre leur activité ».

Des projections - dont ont fait part certains experts présents en commission ce lundi - estiment que le marché des véhicules autonomes et connectés devrait représenter quelque 1 700 milliards d'euros d’ici 2030. (Thomas Mangin)

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