La commission de l’agriculture du Parlement européen a débattu, lundi 11 octobre, de l’étude du centre commun de recherche sur les effets potentiels, sur la politique agricole commune (PAC), des stratégies ‘de la ferme à la table’ et ‘biodiversité’.
Les eurodéputés ont reproché à la Commission européenne d’avoir longtemps caché les résultats de cette étude et, sur le fond, ils se sont inquiétés des effets négatifs de ces stratégies sur la production et les prix agricoles.
Herbert Dorfmann (PPE, italien) a regretté que cette étude ait été présentée aussi tardivement (en août dernier) et que la Commission ait fait, au début, comme si elle n’existait pas. « Ceux qui prennent des risques, ce sont les agriculteurs », a relevé M. Dorfmann. Il a demandé, comme Clara Aguilera (S&D, espagnole), que la Commission présente une véritable étude d’impact sur les effets des stratégies ‘de la ferme à la table’ et de biodiversité sur les différents secteurs agricoles.
Pour Anne Sander (PPE, française), les analyses se succèdent et se ressemblent et aboutissent toutes à la même conclusion : une baisse minime des émissions de gaz à effet de serre au prix d’une décroissance de la production européenne.
Martin Häusling (Verts/ALE) a estimé, au contraire, qu’il y avait déjà une crise des prix, par exemple dans le secteur de la viande porcine, car il y a trop de viande. Il a plaidé en faveur d’une stratégie visant à réduire les quantités d’antibiotiques et de pesticides.
Lien vers l’étude du centre commun de recherche : https://bit.ly/30hJfcz (Lionel Changeur)